mercredi 22 novembre 2017

22 novembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Volonté, mal et souffrance.

-
Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
-
1. LA CITATION DU JOUR.
-
"Lorsque nous distinguons le mal et la douleur, c’est pour marquer que la douleur n’est qu’une affection de la sensibilité, par conséquent un fait que nous subissons, au lieu que le mal qui dépend de la volonté est un acte que nous accomplissons. Mais cela seul suffit à témoigner de l’étroite liaison qui subsiste toujours entre la douleur et le mal : car si la douleur, en tant que telle est subie, n’est qu’un mal dans la mesure où elle exprime en nous une limitation, le mal lui-même est une douleur que nous faisons subir à autrui, c’est-à-dire une limitation que nous lui imposons. La douleur est toujours la marque d’une limitation ou d’une destruction qui peuvent être le moyen d’une purification ou d’une croissance : et la distance entre la douleur et le mal est celle qui sépare une limitation ou une destruction involontaires d’une limitation ou d’une destruction volontaire."
In
Louis LAVELLE.
Le mal et la souffrance. ["Présences" ; sous la direction de DANIEL-ROPS.]
Librairie Plon, les petits-fils de Plon et Nourrit, Imprimeurs-Éditeurs, Paris 1940. (Page 48.)
-
2. COMMENTAIRES.
-
Je reconnais que le texte est difficile d’abord. Mais il me semble qu’il éclaire de manière forte le lien qui existe entre le mal et la souffrance.
Oui, le mal est une limitation que, de par notre volonté, nous imposons à autrui. L’absence de civisme dans l’espace public est sans doute une forme mineure du mal. Mais quand un supporter jette une bouteille de bière vide sur une pelouse qui vient d’être amoureusement tondue et débarrassée de ses feuilles par les jardiniers, il commet le mal : le jardinier souffre de voir que son travail n’est pas respecté ni même honoré ; il souffre aussi dans son corps puisqu’il est obligé de ramasser la (en fait des dizaines) bouteille vide, sans compter les papier gras, les canettes d’aluminium, les boîtes vides de « burger » du MacDo et j’en passe, ceci par tous les temps. Et bien cela je le vois pratiquement toutes les semaines, les lendemains de match qui oppose le PSG à d’autres clubs.
Alors que dire du mal que l’on impose à un embryon ou à un fœtus qui ne peut se défendre et qu’on supprime de sa propre volonté, en utilisant « un droit fondamental » devenu quasi constitutionnel.
Je proteste hautement contre le procès qui m’est fait par des amis d’être entré dans une dérive triste et funèbre. Je n’ai aucune envie de moraliser. Je donne mon opinion. Et, s’il est possible, je m’efforce de faire réfléchir. Je maintiens que le mal (au moins dans une de ses formes) est une souffrance infligée volontairement à l'autre
Demain matin, dans une note brève, je vous parlerai d’une fin de journée exceptionnelle passée en compagnie d’une cinquantaine de jeunes gens et jeunes filles. Vous verrez que je ne suis ni triste, ni funèbre, mais plein d'espérance.
-
3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
-
Ils se plaignent, mais ils avaient voté pour lui.

-
Bravo, monsieur le maire !

-
Avec Karim OUCHIKH, défendre nos croix !

-
Les enseignements d’un tsunami.

-
Rétablir la vérité en matière de nombre de mosquées.

-
Vont-ils enfin se décider à voir le réel en face ?

-
Les territoires perdus de la République.

-
Et de notre chère Elvire Debord, ce joli reportage sur le papier dominoté :

-


21 novembre. Nouvelles de la Dissidence. Voir le mal en face et le nommer pour le combattre

Billet daté du 21, publié le 22 novembre.
-
Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
-
1. LA CITATION DU JOUR.
-
Nous commençons un cycle consacré à Louis LAVELLE et à son livre Le mal et la souffrance.

"[…]. Méconnaître le mal pour donner à notre activité le bien comme unique point d’application, c’est s’aveugler volontairement, c’est s’exposer au désarmement quand le mal s’offre à nous, c’est manque de ce courage de l’esprit qui doit regarder le réel face à face, et l’embrasser dans sa totalité afin de le pénétrer et de le redresser."
Louis LAVELLE.
Le mal et la souffrance. ["Présences" ; sous la direction de DANIEL-ROPS.]
Librairie Plon, les petits-fils de Plon et Nourrit, Imprimeurs-Éditeurs, Paris 1940. (Page 30.)
-
2. COMMENTAIRES.
-
Avez-vous besoin que l’on commente les multiples aveuglements de nos gouvernants : sur les méfaits de la mondialisation (pauvreté, précarité, mobilité forcée, destruction des liens sociaux), des migrations incontrôlées (criminalité, violence), de l’islamisme radical (des pans entiers de nos banlieues abandonnés aux salafistes), de l’immoralité élevée à la hauteur d’un sport ?
Je vous laisse le soin de réfléchir. J'ai trouvé tout seul la réponse.
-
3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
-
Elles n’ont qu’à ne pas avoir peur, na !

-
Virginie TELLENNE appelle à l’unité des opposants au mariage pour tous.


Sa position sur la PMA me paraît contestable, mais elle a le mérite de maintenir un élément fondamental de l’identité, celui de la filiation biologique.
-
Point de vue nuancé et juste, car prudent et réaliste.

-
Endormissement des consciences et sédation terminale.

-
Les dégâts de la bobote !



mardi 21 novembre 2017

21 novembre 2017. Note brève. Ni triste, ni funèbre Vincent ! Lucide !

Petit récit ancien (28 avril 2013) à l’intention de Vincent, un ami alsacien qui dans un commentaire de mon billet d’hier trouve que je dérive vers le triste et le funèbre. (Ceux qui me connaissent, et il me connaît d’où la notion de dérive, diraient plutôt que je suis un joyeux drille. Un bon médecin n’est pas celui qui prescrit des médicaments, mais pose un bon diagnostic ; je reconnais volontiers que j’ai un regard critique sur la société dans laquelle nous vivons. J'appelle cela la lucidité. Mais bientôt, dans la lecture que nous ferons du livre de Jean-Claude MICHÉA, Notre ennemi, le capital, il vous sera loisible de conclure, comme il le fait, que la gôôôôche est tout entière complice d’une société libérale, mondialisée, qui fait fi des hommes concrets). Voici donc le récit, déjà publié sur ce blog et qui prouvera à Vincent qu'il m'arrive TRES SOUVENT de rire, à commencer de rire de moi-même.

"Un jour que j'étais de bonne humeur, j'ai écrit la véritable histoire de Ninon de L'ENCLOS. Je vous la diffuse, en souhaitant que vous ayez à la lire, autant de plaisir que j'ai eu à l'écrire. Vous avez le droit de dire que ça vous a fait rire, en cette période où l'on aurait tant de motifs d'être tristes ! Et à lundi prochain.
-
LA VÉRITABLE HISTOIRE DE NINON DE LENCLOS.
______

Contrairement aux folliculaires et aux plumitifs de tous poils qui rapportent sur Ninon de LENCLOS des propos diffamatoires ou constellés d'erreurs, la pauvre enfant entretient d'étroits rapports avec le malheur et l'Asie.

Ninon de LENCLOS, en réalité, était une jeune princesse persane, fille de SHAH BOH TEH, lui-même fils de SHAH MEH TEGHAL (dont la mère était légèrement auvergnate). Le père de la jeune princesse avait eu la délicieuse idée de lui faire prendre les eaux à SAMARCANDE, qui, à l'époque dont auquelle que j'vous parle, faisait partie de l'Empire de Perse. Elle s'en alla donc, accompagnée d'une suite somptueuse de suivantes, de soldats encuirassés jusqu'aux dents, de chameaux de Bactriane, et de bouteille thermos remplies de thé à la menthe, car la chétive enfant ne pouvait se passer de cette roborative boisson lorsqu'elle avait soif, notamment dans l'affreux désert de KOUP'LAH CHICK qu'il lui fallait traverser avant d'aborder aux eaux bouillonnantes et sulfureuses de SAMARCANDE.

Las ! c'était sans compter avec les hordes mongoles dont les chefs, TAH MAL ODÖ et son frère GEHMAL OBADUDÖ, fondirent en moins de temps qu'il ne faut à une motte de beurre pour se transformer en huile au soleil de l'Asie Centrale, sur SAMARCANDE, se saisirent de la princesse et l'emmenèrent par-delà les Monts du PAMIR, et les Montagnes Célestes dans leur affreux pays. Ils s'en mordirent quelque peu les doigts, car la charmante princesse passa le temps du voyage à leur griffer le visage et leur tirer les cheveux, de sorte qu'ils arrivèrent déplumés et dépiautés des joues dans leur village-capitale, un admirable assemblage de yourtes, un village nommé SAKOLBIEN LAGLÜ. [On aura reconnu là, par la terminaison GLÜ, la nature tout à fait mongole de ce village.]

Las encore et toujours ! c'était sans compter avec les troupes du général CHA MA LO, qui, au service de l'Empereur de Chine KIA LONGWU, avait pour mission de pourchasser ces hordes barbares. Un jour qu'il prenait l'apéritif local, il entendit dans le lointain des cris déchirants, une plainte longue, lugubre et quelque peu stridulante. Son sang ne fit qu'un tour et son cheval aussi. S'écriant HARO, HARO (qui se prononce un peu comme "HALO, HALO"), il galopa – bien qu'il eût une jambe de bois – en direction de la plainte. Et, après une chevauchée fantastique, il parvint au lieu où s'épanchait la princesse qui prenait en même temps son bain dans un lac d'eau salée. Révolté par le spectacle de cette beauté réduite en esclavage, désireux aussi de savoir ce qu'étaient ces mystérieux récipients au goulot desquels goulûment la princesse buvait (du koumys, hélas, car de thé à la menthe point il n'y avait), il fondit (lui aussi) sur l'une et les autres, et, plaçant la princesse entre l'encolure de son cheval et sa jambe de bois, et les thermos dans son sac à dos, aussi rapide que la flèche, il repartit d'où il venait. La princesse s'efforça sans succès de griffer la jambe de son ravisseur ; ça ne lui faisait rien [de là l'expression "un cautère sur une jambe de bois", car brûlant de hargne et de rage, la princesse avait de la fièvre]. Bref, je passe. On arriva à la Cour. L'Empereur, charmé par la beauté de la princesse eut la bonté de l'intégrer dans son harem, et commença d'apprendre le persan. Il lui paraissait inconvenant d'entreprendre quoi que ce fût auprès de la jeune beauté, sans pouvoir comprendre ce qu'elle désirait lui signifier. Tout de même l'Empereur lui donna un nom chinois : ce fut FA SIDO

Las et las de plus en plus ! c'était sans compter avec les jésuites, arrivés secrètement et depuis fort longtemps dans le Céleste Empire. Brûlant d'un zèle missionnaire en tous points digne d'éloge, désireux de protéger la vertu de la princesse qui n'en demandait pas tant, ils parvinrent nuitamment à l'extraire du harem, et la firent secrètement embarquer sur un navire portugais en partance pour l'Europe, et dont les armateurs avaient fait de riches affaires en vendant des épices venues des MOLLE UQUES (et non point MOLUQUES comme on le dit bêtement, faute de s'être renseigné auprès de qui de droit). Bref, ils partirent. La délicieuse princesse prenait le frais sur le pont du navire. Les marins, et les matelots, dont certains étaient français, la regardaient avec des yeux grands comme des soucoupes, mais n'osaient s'en approcher, car elle s'était laissé pousser les ongles qu'elle avait maintenant fort longs (au moins quinze centimètres) et qu'elle affûtait régulièrement avec de la toile émeri, de sorte qu'ils étaient devenus des rasoirs. Et on leur avait raconté les joues des Mongols. Le bateau arriva à LISBONNE.

Las, las, las ! c'était sans compter avec les matelots français. À peine débarqués, ils dépêchèrent un courrier à FONTAINEBLEAU, résidence ordinaire du Long Nez, en vantant les mérites de la princesse, et cherchant par là à monnayer leurs informations. Subjugué par le portrait (les chinois avait inventé le polaroid ; ça personne ne le dit. Les astucieux français en avaient dérobé un et tiré un cliché de FA SIDO), François Ier dépêcha alors quelques spadassins, sur le retour certes, mais encore vaillants, en les priant de ramener la princesse vive ou vive (morte ou vive ne faisait pas bien l'affaire). Arrivés au port (partis à 50 ils y arrivèrent à 22 ; les chroniques du temps sont formelles), ils se saisirent de la princesse avec délicatesse. Celle-ci avait quelques rudiments de français, depuis qu'un matelot de notre patrie, assez bien tourné ma fois, avait pu s'approcher d'elle pendant la traversée (j'ai dit "approcher"). Aussi criait-elle NI OUI ! NI NON ! La langue persane ne connaît point le phonème OUI. Le ni oui était faiblement articulé, tandis que le ni non l'était avec clarté, force et persuasion (persuasion surtout). Le Roi n'y tint plus et quand il la vit, il lui coupa les ongles et lui fit son affaire. Comme la pauvre enfant avait été captive d'abord dans un enclos mongol où l'on parquait les chevaux, lui est resté le nom de NINON (voir plus haut) de L'ENCLOS (voir plus haut aussi). Telle est l'histoire véridique, malheureuse et asiatique de l'héroïne."


lundi 20 novembre 2017

20 novembre. Nouvelles de la Dissidence. Discours public et relations de proximité.

-
Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle, c’est de la faire aimer.
-
1. LA CITATION DU JOUR.
-
Nous commencerons demain un cycle consacré à Louis LAVELLE. Aujourd’hui, il y aura simplement une citation de LA BRUYERE tirée des Caractères, sur lesquels nous reviendrons en temps utile. Elle illustre bien la vanité du discours public.

"Il y a de certaines choses dont la médiocrité est insupportable : la poésie, la musique, la peinture, le discours public. Quel supplice que celui d’entendre déclamer pompeusement un froid discours, ou prononcer de médiocres vers avec toute l’emphase d’un mauvais poète."
In
Jean de LABRUYERE.
Les caractères. (Diverses éditions.) Section "Des ouvrages de l’esprit. N°7".
-
2. COMMENTAIRES.
-
Mon Dieu, qu’ils se taisent ! Qu’ils se fassent petits ! Qu’ils nous laissent tranquilles ! Leur discours est insupportable, leur arrogance incommensurable. Inutile de commenter l’évidence : ceux qui prétendent nous gouverner sont souvent pompeux et ridicules. Le mieux est donc de faire comme s’ils n’existaient pas, et de créer des liens solides et respectueux avec ses voisins, les gens que l’on croise dans la rue : notre prochain (par exemple ces dames qui promènent avec amour des petits chiens gentils, ces mamans qui portent leur bébé sur la poitrine ou poussent un landau, ces jardiniers qui avec un art incroyable fleurissent nos parcs ou nos jardins publics, ces agents de police, ces militaires qui assurent notre sécurité. Un petit mot, un sourire, un compliment, et voilà que le soleil de la relation humaine se lève sur notre jour !
Alors, n’hésitez pas. Bénissez (dites du bien) à ceux que vous croisez et qui sont prêts à accueillir vos paroles. Ce n’est pas une affaire de morale (pouah ! l’horrible mot), c’est une affaire d’amitié.
-
3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE ET PARFOIS SERIEUSE.
-
Le mépris du corps et le retour du gnosticisme !

-
Crime organisé et djihadisme européen.

-
Puisque Médiapart vous dit que ce n’est pas grave !

-
Résistance ! Résistance !

-
Les passerelles d’Anouchka la bobote !

-
Il y a cinq ans déjà !

-
Le peuple tant méprisé par les bobos ne s’y trompe pas.

Je souhaite ardemment la disparition de BFMTV dans sa forme actuelle.


-
L'abomination dans une chapelle de Belgique.




-
Oui à la culture de vie !

VV__image-provisoire-1










19 novembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Entre Gustave et Léon, je choisis Léon.

-

Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le 

miracle c’est de la faire aimer.
-
Nous en terminons avec ce billet daté du 19 novembre, mais publié le 20, avec le très grand Léon BLOY. Le format en sera un peu différent du format habituel. 
-
-
1. ÉTAT DES LIEUX DE LA BIEN-PENSANCE.
-
La bien-pensance contemporaine, dont le ténébreux porte-drapeau est monsieur Edwy PLENEL et l’emblème putride le fangeux Médiapart, adore les minorités, et elle entend imposer à la majorité (tout en se drapant dans le manteau mité de la démocratie) le droit souvent contestable (pas toujours) des minorités : les musulmans, les migrants, les homosexuels, les transgenres, les roms, etc. Pour la bien-pensance, les minorités ne peuvent qu’être opprimées. Ladite bien-pensance omet cependant de mettre dans cette catégorie la minorité des chrétiens d’Orient, et se moque allègrement d’une autre portion minoritaire de nos concitoyens, celle des catholiques pratiquants.
Les citations qui suivent illustrent à merveille ce paradoxe de la poitrine sonore de la post-modernité bien-pensante : elle abrite un cœur sec et racorni. Vous allez voir du reste qu’un tout petit pan, sans doute jusqu’ici inconnu, de l’histoire littéraire du XIXe siècle se trouve éclairci par ce constat.
-
-
2. LES CITATIONS.
-
FLAUBERT, en 1867 écrit à Georges SAND ce que voici :
"Je me suis pâmé il y a huit jours devant un campement de bohémiens qui s’étaient établis à Rouen. […]. L’admirable, c’est qu’ils excitaient la haine des bourgeois, bien qu’inoffensifs comme des moutons."
On se prend à penser que FLAUBERT, homme dont les opinions penchent à gauche, est un homme de cœur, qu’il a en haine le prototype des bourgeois que dézingue notre très cher Léon. Du reste, FLAUBERT précise que cette haine se "retrouve chez tous les gens d’ordre."
Formidable, se dit-on, voilà un monsieur qui aime les petits, les pauvres. Patatras ! Bien avant sa pieuse et lacrymante dithyrambe sur les bohémiens, il écrivait, le 30 avril 1848, à son ami Louis MÉNARD ceci qui laisse rêveur : "Que le peuple est stupide. C’est une éternelle race d’esclaves qui ne peut vivre sans bâts ni jougs. Aussi ne sera-ce pas pour lui que nous combattons pour notre idéal sacré. Qu’il crève donc de faim et de froid !" Bigre.
On se dit qu’entre 1848 et 1867, il a coulé de l’eau par les arches du pont qui conduit de la folle jeunesse à la maturité assagie. Pensez-vous, il n’en est rien.
Le même FLAUBERT, en 1871, écrivait benoîtement à la même George SAND : "Je trouve qu’on aurait dû condamner aux galères toute la Commune et forcer ces sanglants imbéciles à déblayer les ruines de Paris, la chaîne au cou, en simples forçats." (Détails donnés par Jean-Claude MICHÉA, dans Notre ennemi, le capital)
Ces communards n’en ont pas eu le loisir. Ils ont été fusillés. La terrible photo que je joins à ce billet illustre la bassesse de FLAUBERT qui ne pouvait ignorer les 20.000 fédérés fusillés.

Dans la Préface de Propos d’un entrepreneur de démolitions, qu’il dédie à Rodolphe SALIS, le fondateur du Chat noir, Léon BLOY écrit, ce qui ne laisse pas de nous étonner :
"[…]. Considère, ami Rodolphe, que je suis un communard converti au catholicisme. Ne le savais-tu pas ? je te l’apprends. Avant ma conversion, je n’obtins aucune gloire terrestre et je ne réussis qu’à incendier mon propre cœur, ce qui ne causa pas un notable dommage aux boutiquiers du siège. Je fus un communard de la veille comme d’autres ont été des conservateurs du lendemain, et mon nom ne brille sur aucune liste de martyrs."
Notre bon Léon ne connaissait pas, bien sûr, les lettres ignobles de FLAUBERT à Georges SAND. Avait-il pressenti une certaine bassesse de cœur chez un romancier qui fut idolâtré et brille toujours au panthéon des lettres ? Je ne sais. Toujours est-il qu’à la page 82 de ses Propos d’un entrepreneur de démolition, BLOY analyse avec une ironie mordante les productions de trois de ses bêtes noires : Les frères Goncourt, Zola et Flaubert qu’il décrit ainsi : "Flaubert d’abord, le patient Flaubert, ce grand diable ingénieux qui inventa de tenter saint Antoine avec des dictionnaires"
Voilà toute la différence entre un tâcheron talentueux et un génie. Vous aurez deviné à qui s’adressent ces louanges.
-
-
3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE OU 

CURIEUSE.
-
Réflexion sur ce qu’est l’esprit conservateur (le vrai).

-
Il y a une justice !

-
L’intelligence de l’action ; la paralysie des idées.

-
Vive la Pologne monsieur, et merdre aux eurolâtres !

-
Paroles de bon sens !


J'ai l'honneur de connaître ladite présidente. Soyez assurés que c'est une femme qui pense, qui pense vite, et qui pense bien.
-
Plus que jamais, j’adhère !

-
Contradiction ? Vous avez dit contradiction ?


-
Voilà l'oeuvre de monsieur THIERS !

On conçoit que ces jeunes hommes, pleins d'enthousiasme n'aient pas eu le loisir de nettoyer les ruines de PARIS, le corde au cou, comme le souhaitait le très bourgeois, très bobo et très conservateur FLAUBERT.


Résultat de recherche d'images pour "morts de la commune 1871 photos"

dimanche 19 novembre 2017

19 novembre 2017. Lettre du Pérou (3)

Voici quelques extraits de la lettre que Marie, partie au Pérou comme volontaire dans un centre pour enfants pauvres de TACNA, le centre Cristo Rey vient de nous envoyer. Notez que Marie utilise souvent l’expression « mon pays » tout comme le faisait BERNANOS quand il était en exil eu Brésil.

"[…].
Je continue d’espérer que chacun d’entre vous se porte bien, je pense particulièrement aux volontaires car les défis de cette dernière semaine ont touché au cœur du volontariat. Je pense bien à chacun d’entre vous et vous souhaite de vivre ces défis avec un cœur lucide et patient. Je pense à vous quand je lis dans le bus, quand je découvre de nouveaux mots, de nouvelles images. Je viens de finir un très beau petit livre de Christian Bobin, Le Très-Bas qui est une réflexion sur la vie de François d’Assise. Je vous partage quelques unes de ces lignes car elles disent le mystère de la vie, même péruvienne !« Voilà la thèse du monde. Voilà sa pensée misérable du vivant : une lueur qui tremble en son aurore et ne sait plus que décliner. C’est cette thèse qu’il te faut renverser. Partir une deuxième fois et que cette fois soit plus neuve encore que la première, plus radicalement, plus amoureusement neuve. Les hommes vont en aveugles dans leur vie. Les mots sont leurs cannes blanches. Ils préviennent des obstacles, donnent première forme à leur sang.» Bon je m’arrête là, je n’écris pas une dissert de philosophie mais avouez que je ne peux pas garder ça pour moi…
[…].
Les moments de partage, d’interculturalité sont de plus en plus nombreux et je m’en réjouis. Alejandro, qui est un pratiquant en psychologie qui travaille au centre, m’a un jour demandé de lui faire découvrir les musiques françaises et les films de mon pays qui étaient importants pour moi. Ce fut un moment très fort, car en quelques minutes, Barbara a rempli le bureau de sa présence et les sous-titres espagnols lui ont permis d’en comprendre le sens et de saisir aussi la portée poétique et psychologique des paroles. Je lui ai également montré le passage des Hommes et des Dieuxoù les frères écoutent, assis autour de la table, la musique du Lac des Cygnes, sans prononcer une seule parole. Ce fut un très beau moment d’échange. Si Alejandro est un garçon très discret et silencieux, quasi absent en groupe, je reste fidèle à ce moment de partage qui m’a beaucoup ému. Vous allez me dire que je me répète, mais la communion des esprits, c’est vraiment quelque chose de très fort ,vous savez.
[…].

Enfin, je comprends mieux chaque jour que si je viens d’un autre pays et que je suis épaisse d’une autre culture, pour autant, c’est avant tout moi en tant que personne qui vient à la rencontre d’un peuple. Je ne peux pas représenter les Français de mon pays à l’étranger. Les Péruviens ne peuvent pas saisir ce que sont les Français à travers moi, tout simplement parce que très peu de Français seraient prêts à quitter leur pays, leur famille et leurs amis pour aller vivre seule en terre inconnue pendant une durée déterminée. Il peut donc y avoir une double solitude. Dans mon pays car tout le monde ne comprend pas cet envoi et sur place quand le Péruvien ne cherche qu’à saisir et vérifier les clichés de mon pays. Notre place de gringas est donc aussi mouvante et riche que difficile !

samedi 18 novembre 2017

18 novembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Le silence peut être homicide

Au risque de vous lasser, je poursuis avec la lecture de quelques passages essentiels de l’œuvre de Léon BLOY.
-
Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
-
1. LA CITATION DU JOUR.
-
"Le lieu commun du « silence éloquent », par exemple, n’est pas une sottise, et le « silence des passions » est plus à craindre que la pire loquacité. La « conspiration du silence », autre lieu commun, n’a rien de chevaleresque, sans doute, mais elle est indiscutablement efficace pour tuer un homme supérieur qu’il est impossible de déshonorer. C’est le désert de la steppe immense autour du conquérant forcé de mourir d’inanition. C’est la solitude infinie de Dieu lui-même dont nul ne parle et ne veut entendre parler."
In
Léon BLOY
Histoires désobligeantes. Le temps retrouvé. Édition présentée et annotée par Sandrine FILLIPETTI.
Mercure de France, Paris, 2017. (Préface à l’édition de 1917, page 23.)
-
2. COMMENTAIRES.
-
Le silence en effet est l’arme bien connue des lâches qui sont aussi des puissants parce qu’ils ont le pouvoir financier, politique ou médiatique. On parle fort peu des femmes et des hommes qui dénoncent sans relâche les méfaits du salafisme et l’attitude arrogante de ceux des musulmans qui prétendent nous imposer leurs vues, leurs mœurs et leurs croyances (je ne dis pas « foi » ; je dis à dessein croyance). Qui parle de Malika SOREL ? Qui de Karim OUCHIKH ? de Camel BECHIKH ? Qui parle de ces intellectuels arabes qui dénoncent les dérives de l’islam (en fait, et j’y reviendrai, ce ne sont pas des dérives, mais l’application stricte des injonctions du Coran) ?
Oui, les lâches qui sont aussi les puissants parlent peu de la peur que de nombreux musulmans modérés, menacés dans leur vie ou dans leur famille, éprouvent quand il s’agit de donner leur opinion.
Oui, les lâches qui sont aussi les puissants passent sous silence l’existence de ces zones de non droit, dominées par des mafias qui se disent musulmanes mais sont en fait des agrégats de délinquants.
Oui, les lâches qui sont aussi les puissants passent sous silence leur complaisance pour l’islam radical. L’ignoble Edwy PLENEL est l’illustration de cette complicité qui fait des journalistes de Charlie Hebdo des cibles toute désignées pour les fanatiques. Je ne cache pas que je n’aime guère Charlie Hebdo, mais enfin ses journalistes ne se lovent pas complaisamment dans les sofas du conformisme.
En somme, la lâcheté et la puissance vont de pair, car quand on est puissant on tient à le rester ; on a tout à perdre quand on dit la vérité.
Ces lâches ne méritent que le mépris, et au fond du sac du mépris, je mettrai sans aucun doute monsieur PLENEL.
-
3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
-
Des intrus à chasser à coups de pieds au derrière.

-
Conséquence de l’inconséquence !

-
Jupiter ! Jupiter ! Tu ne veux donc pas entendre les questions des suppliants ?

-
Inscrivez-vous !


Et souvenez-vous que cette date est éminemment symbolique, puisque c’est l’anniversaire de l’assassinat du roi Louis XVI.
-
Voilà un homme dont on ne parle pas ou dont on parle pour se moquer.


J’enrage de voir la mine rubiconde, épanouie de bouffissure arrogante, dégoulinante de mépris des journalistes qui se moquent de Philippe de VILLIERS. Il se trouve que le réel, ce qui nous résiste, est l’obstacle sur lequel vient buter leur imbécillité. Du coup, ça me remet un peu de baume au cœur, et je n'enrage plus : je me gausse de voir leur déconfiture !
-
Et cette jolie publicité qu’Elvire DEBORD fait pour une boutique qui fleure bon les temps anciens.