mardi 22 mai 2018

Mardi 22 mai. Nouvelles du pari bénédictin. Le siècle des Lumières est le siècle de la bourgeoisie triomphante !

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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel !
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1. LA VRAIE NATURE DES LUMIÈRES DÉVOILÉE PAR BERTRAND : L’AVÈNEMENT DE LA BOURGEOISIE.
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"Avec les Lumières l’origine change, a-t-il été dit. Le Droit, et avec lui, la loi humaine remplacent la loi divine. Métaphysiquement, cela se traduit par l’avènement du bourgeois, à savoir l’homme qui a décidé de vivre non plus pour l’autre monde mais pour celui-ci, en ne s’adaptant plus à la religion mais en adaptant le religion à lui, la nouvelle religion étant sociale et non mystique avec en son centre l’homme qui se fait lui-même et qui fait le monde. Ce qui n’est pas sans aller avec un certain contentement de soi, une suffisance, voire de l’arrogance. Dans L’existentialisme est un humanisme ― en citant HEGEL qui dit que l’homme est ce qu’il fait ― lorsqu’il fait l’apologie de l’homme qui, niant toute transcendance, part de lui-même pour s’inventer, SARTRE pense ne pas être un bourgeois. Lourde erreur. Il n’y a pas plus bourgeois, ce dernier étant, comme le rappelle Bernard GROETHUYSEN, celui qui, par définition entend inventer l’homme par l’homme."
In
Bertrand VERGELY.
Obscures lumières. La révolution interdite.
Les Éditions du Cerf, Paris, 2018. (Page 59)
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2. PREMIER CONTREPOINT REMARQUABLE DE GEORGES.
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"Si les imbéciles avaient pu savoir, aux environs de 1770, la véritable nature de l’étincelle qu’Otto de GUÉRICKE venait de réussir à tirer d’une ridicule mécanique à globe de soufre, ils n’auraient pas manqué de dire qu’ils avaient « domestiqué » la foudre. Ce mot « domestiqué » est d’ailleurs à retenir, il éclaire très bien la psychologie des imbéciles. La science est, pour l’imbécile, une espèce de bonne à tout faire de laquelle il prétend exiger toujours plus de travail pour un salaire de moins en moins élevé. Voilà longtemps que sa bonne est devenue sa maîtresse, je veux dire que pour le même prix, elle doit satisfaire aux besoins et aux plaisirs, selon la vieille formule de l’hédonisme bourgeois. L’imbécile se frotte les mains. Il n’avait jamais cru aux miracles, et voilà qu’il a ceux de la science à portée de la main, autant dire le bon Dieu à domicile ― « et pour deux fois rien, vous vous rendez compte ? » Il estime peu sa bonne à tout faire, c’est entendu, mais il ne pourrait plus maintenant se passer d’elle ; il voudrait lui faire un enfant qui s’appellerait Progrès et qui, d’ailleurs, tarde bien à naître. Le spectacle du bonhomme en savates s’efforçant de grimper sur le un spectacle à faire éclater de rire l’enfer."

"J’ai fait la guerre de 1914 (engagé volontaire) comme simple caporal, c’est-à-dire dans une familiarité et une fraternité quotidienne avec mes camarades ouvriers et paysans. Ils ont achevé de me dégoûter pour toujours de l’esprit bourgeois. Ce n’est pas la misère ou l’ignorance du peuple qui m’attire, c’est sa noblesse. L’élite ouvrière est la seule aristocratie qui  nous reste, la seule que la bourgeoisie du XIXe et du XXe siècle n’ait pas réussi à avilir."
In
Georges BERNANOS.
Français, si vous saviez… (Collection Folio, série Essais N°325.) Édition établie et préfacée par Pierre GILLE.
Gallimard, Paris, 2017 (date du dépôt légal de cette édition.) (Page 70, page 470.)
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3. SECOND CONTREPOINT ADMIRABLE DE NOTRE CHER LEON.
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"Autrefois, lorsque l’abolition du sens des mots n’avait pas encore été promulguée, l’honneur d’une famille consistait à donner des saints ou des Héros, tout au moins d’utiles serviteurs de la chose publique. Cela, qu’on fût riche ou pauvre, qu’on eût des ancêtres illustres ou qu’on n’en eût pas. Dans ce dernier cas, on montait simplement et naturellement dans l’aristocratie, par la seule nature des choses.
"Aujourd’hui, l’honneur des familles consiste uniquement, exclusivement, à échapper aux gendarmes.
"Les bourgeois éclairés accordent quelquefois, après avoir demandé à réfléchir, que la pauvreté peut, dans un très petit nombre de cas qu’ils se gardent bien de spécifier, n’être pas déshonorante, mais rien n’effacerait la honte d’une condamnation judiciaire, surtout en province.
"Les Martyrs ont beau avoir leurs ossements sur les autels depuis des siècles, l’Église a beau carillonner leurs fêtes et les inonder de gloire, le Bourgeois plein de défiance voit en eux des maladroits qui se sont laissé pincer et qui ont un casier judiciaire. Une nièce de saint Laurent ne trouverait pas à se marier et un arrière-petit-cousin du bon larron n’obtiendrait jamais une place de douze cents francs dans une administration.
"La répugnance du Bourgeois pour le Christianisme tient en grande partie à ses sentiments d’honneur ― on ne l’a pas assez dit. Il n’arrive pas à s’arranger d’une religion dont le « fondateur », après avoir subi une peine infamante, est ressuscité le troisième jour, pour aggraver éternellement le déshonneur de sa famille." [Texte intégral.]
In
Léon BLOY.
Exégèse des Lieux Communs. Rivages poche/Petite Bibliothèque. N°501.
Payot et Rivages, Paris, 2015. (Page 85.)
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4. LIENS UTILES.
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Des écoles dans l’esprit du pari bénédictin.





Qu’on se le dise !


Une belle vidéo sur les habitants de nos campagnes.


Monsieur MACRON va-t-il protester ?

Vous voyez bien que l’anglomanie est l’ultime triomphe de la bourgeoisie. CHESTERTON a écrit là-dessus des choses admirables sur lesquelles nous reviendrons.


Coucou mon cher robot, comment allez-vous ?


Vous voyez, chers lecteurs, que toutes les 30 heures, j’ai ce pic de lecture. Curieux, non ?


Graphique représentant les consultations des pages Blogger 

lundi 21 mai 2018

Lundi 21 mai 2018. Lettre à mon robot, algorithme ou censeur


Je remercie chaleureusement le robot et son algorithme, à moins que ce ne soit un vigilant censeur, qui à peu près toutes les 30 heures lit entre 69 et 74 pages de ce Blog ouvert il y a plus de dix ans; je le remercie du soin qu’il met à analyser les quelques 3000 billets que j’ai publiés depuis lors.
Je voudrais lui épargner un pénible effort de lecture en lui résumant les quelques idées que je me suis efforcé de faire connaître, avec toutefois une évolution notable cette dernière année.
Premièrement, je déteste le socialisme libertaire à la sauce hollandaise, destiné à esbaudir les bobos et les gogos. Monsieur HOLLANDE et ses acolytes ont fait beaucoup de mal à notre patrie. J’en ai donné les raisons. Je ne suis pas certain que monsieur MACRON fasse mieux, pour d'autres raisons. 
Secondement, je crois à la destination universelle des biens de la terre, fidèle en cela à un enseignement constant de l’Église catholique, et l’accumulation pour ne pas dire la confiscation de 90 % des richesses de ce monde par moins de 1 % de la population est un scandale insupportable. Je le dis et je le proclame.
Troisièmement, j’affirme que ce n’est pas nous qui trouvons le sens du réel. Le sens nous est donné par les êtres et les choses en elles-mêmes. En d’autres termes toutes les philosophies contemporaines et modernes sont de pures constructions de l’esprit ; elles ne tiennent aucun compte des questions fondamentales (et même parfois angoissantes) que soulèvent les découvertes de la physique, de l’astronomie et de la biologie, dont se servent cependant de manière oblique et sournoise les ennemis de la foi chrétienne, les persécuteurs des disciples, et tous ceux qui, exploitant les faiblesses humaines, notamment l’égoïsme et l’orgueil, déclarent que Dieu n’est pas.
Quatrièmement, je lutterai jusqu’à mon dernier souffle contre les lois sociétales relatives au mariage, à la filiation et à la procréation. Je m’en suis expliqué, cher robot, cher algorithme, cher censeur, à de nombreuses reprises. Inutile de revenir là-dessus.
Cinquièmement, je dis que tous les hommes sont frères, et que le plus indigne des criminels, s’il perd la ressemblance qu’il a avec Dieu de par sa nature, n’en perd jamais l’image. Il en résulte que la justice des hommes, nécessaire au maintien de la paix sociale, ne peut en aucun cas dépouiller le pire des salauds de cette image divine imprimée en lui. Je suis donc résolument contre la peine de mort. Il en résulte aussi qu’il est indigne de laisser des dizaines d’êtres humains dormir dans la rue, et des centaines d’autres, fussent-ils des clandestins, végéter sous une pauvre tente dans des conditions d’insalubrité ignobles. Qu’il faille réguler l’immigration clandestine est une chose parfaitement justifiée, qu’il soit normal de laisser ces êtres humains pourrir sur place est révoltant. Je n’y peux rien : ce que nous avons fait au plus petit d’entre les hommes, c’est bien à Jésus que nous l’avons fait.
Êtes-vous satisfait cher algorithme, cher robot, cher censeur ?
Ah ! J’ajoute une chose. Je suis un amoureux de la civilisation et de la langue chinoises ; je considère que l’Iran est un très grand pays ; idem pour l’Inde et tant d’autres nations émergentes, africaines ou sud-américaines. Je considère que l’Europe a perdu son âme quand les soi-disant Lumières l’ont inondé d’arrogance, de cupidité et de rapacité, vices, du reste et hélas, qui ont commencé d’apparaître, ― tiens, comme c’est bizarre, ―  avec la Renaissance (qui est une résurgence policée de l’antique barbarie).
Peut-être cher robot, cher algorithme, cher censeur, daignerez-vous me faire la grâce d’un accusé de réception à ce message, rédigé tout spécialement à votre intention. 

Rajouté en milieu de matinée.

Graphique représentant les consultations des pages Blogger

dimanche 20 mai 2018

Dimanche 20 mai 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Le corps et le progrès !

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Au lieu d’un château-fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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1. ROD NOUS PARLE DU CORPS.
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"Le corps humain n’est pas qu’une sorte d’ordinateur biologique. À prendre l’habitude de penser le corps en termes mécanistes, on baisse sa garde éthique et morale. Le progrès technologique n’est pas le progrès moral ; en réalité, il peut même en être le complet opposé.
Lors d’une conversation passionnante à propos de bioéthique, un brillant chercheur en médecine, chrétien, me disait : « Ce à quoi nous allons assister dans les années qui viennent est tout simplement révoltant. Mes collègues chercheurs ne le voient pas du tout. La plupart ne sont pas chrétiens, mais même ceux qui le sont me regardent sans comprendre quand j’essaie d’aborder le sujet. »
La technologie, qui nous prive de notre capacité à nous penser nous-mêmes autrement qu’en termes technicistes, a corrompu l’esprit des scientifiques. Au début du XXe siècle, les progressistes européens et occidentaux ont embrassé l’eugénisme, cette pseudoscience qui s’est fixé pour but d’améliorer la race en contrôlant la génération. Certaines figures religieuses également, qui clamaient que la science appliquée ferait progresser la société. Seuls les catholiques et les fondamentalistes protestants se sont dressés contre cette doctrine, au nom de la dignité de l’homme."
In
Rod DREHER.
Comment être chrétien dans un monde qui ne l’est plus. Le pari bénédictin. Traduit de l’anglais (États-Unis) par Hubert DARBON.
Artège, Paris/Perpignan, 2017. (Page 337.)
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2. CONTREPOINT DE MARC WEINSTEIN.
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"Pour dépasser la généralité naïve du « bien » et du « mal » ― comment formuler plus concrètement les principes de la relativité technoscientifique ? Pour la commodité, on s’appuiera ici sur les travaux de Jacques ELLUL, dont on tirera les trois principes suivants : 1) l’imprévisibilité, 2) le retour de négativité quantitative, 3) le retour de négativité qualitative. Pour chacun de ces trois principes nous donnons deux ou trois exemples, en laissant à l’expérience quotidienne du lecteur le soin et la liberté de les multiplier :
1) Principe d’imprévisibilité : à un effet positif de la technoscience se relient nécessairement des effets négatifs imprévisibles. Par exemple, les effets cancérigènes de l’amiante ou des pesticides.
2) Principe du retour de négativité quantitative : à un progrès apporté par telles inventions technoscientifiques se relient plusieurs reculs ; autrement dit, la technoscience pose plus de problèmes qu’elle n’en résout. Exemple : la voiture facilite les déplacements mais elle agrandit inutilement les villes et les banlieues qui mordent sur les campagnes, elle augmente les distances domicile-travail et les temps de transport ; enfin la voiture se multiplie et s’embourbe dans les embouteillages (sans parler des problèmes qualitatifs liés à la pollution).
3) Principe de retour à la négativité qualitative : à un progrès apporté par telle invention technoscientifique se relient des reculs plus vastes que le progrès réalisé ; autrement dit, la technoscience pose des problèmes qualitativement plus graves que le problème qu’elle résout. Deux exemples. D’abord : Internet accélère la communication, mais fragilise l’existence de la presse papier, malmène la loi (le droit d’auteur, la réglementation des sondages électoraux), favorise la diffusion des idées racistes et des images pornographiques, encourage le plagiat parmi les lycéens et étudiants, etc. Ensuite : qui veut traiter des maladies en manipulant des gènes doit savoir qu’il accepte aussi la manipulation du génome humain à des fins eugénistes, l’eugénisme étant l’un des grands symptômes des « politiques » totalitaires. Après les tentatives nazies, la question se pose de savoir si l’humanité ne se dirige pas, pour le dire avec Jürgen HABERMAS, « vers un eugénisme libéral » (en rigueur de termes, il faudrait plutôt parler d’eugénisme néolibéral, car John LOCKE, Adam SMITH et Benjamin CONSTANT n’ont jamais ne serait-ce qu’imaginé la possibilité d’améliorer l’espèce humaine).
In
Marc WEINSTEIN.
L’évolution totalitaire de l’Occident. Sacralité politique I.
Hermann, Le Bel Aujourd’hui, Paris, 2015. (Page 297.)
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3. COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Tous les régimes totalitaires (nazisme, communisme notamment) ont eu recours à l’eugénisme et l’ont même défendu, pour le premier des deux, comme un moyen d’améliorer la race.
Il nous faut donc bien comprendre, - et je prie ceux de mes lecteurs qui pensent que je tombe dans l’intellectualisme de m’excuser s’ils trouvent que ce billet est compliqué, - il nous faut bien comprendre ceci : le recours à l’avortement, d’abord thérapeutique, puis de confort, ouvre la porte au diagnostic génétique anténatal et à la suppression des embryons qui ne correspondraient pas aux désirs des géniteurs : il y a une collusion du progrès, de l’individualisme, et de cette plaie raciste qu’est l’eugénisme. Le recours à la PMA est une autre porte ouverte à l’eugénisme : rien n’empêchera les « banques » (les bien-nommées !) de sperme d’étiqueter les caractéristiques du donneur de façon que les demandeuses puissent le choisir sur catalogue. Il en va de même pour la GPA. Si vous ne comprenez pas quelle boîte de PANDORE nous ouvrons en légalisant ces pratiques qui vont contre la nature, alors, il faut encore un peu réfléchir. Notre corps n’est pas un corps machine. Il est animé par une information de vie. Les apprentis sorciers peuvent essayer de tripatouiller cette information, ils peuvent le faire et ils le feront sans doute. Eh bien  sans doute non plus, il faut savoir ceci : premièrement, l’adoption généralisée de ces pratiques conduiraient l’humanité à sa perte, ne serait-ce que pour des raisons d’appauvrissement génétique de l’espèce et deuxièmement, ladite adoption conduirait à une levée de boucliers sans précédent de la part d’un petit reste d’êtres humains, conscient des enjeux spirituels de ces pratiques. Pour ce qui est de la France, je peux déjà prévenir ceux qui dans l’ombre des ministères et l’obscurité des loges concoctent ces lois inhumaines et iniques qu’ils auront fort à faire avec des millions d’opposants. Car voyez-vous, messieurs, mesdames, les Français forment un peuple rempli de bon sens, très proche de la terre, et ne s’en laisseront pas compter par ces puissants imbéciles. Mais quand j'entends le Pr DELFRAISSY dire qu'il ne sait pas ce qu'est le bien et le mal, lui qui préside les Etats Généraux de la Bioéthique, je suis quand même un peu perplexe et j'ose lui dire : cher Collègue, vous débloquez à plein tube !
Je voudrais enfin compléter mon billet d’hier. S’il est juste et en vérité de condamner les diverses péchés contre le corps, il n’appartient pas de juger ceux qui, pour diverses raisons, y sont tombés : ce serait du pharisaïsme, et ma foi, je ne vois pas parmi le genre humain un homme sans péché qui pourrait leur jeter la première pierre. Seul Jésus le Juste pourrait le faire, et il ne l’a pas fait pour la femme adultère.
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4. LIENS UTILES.
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Même Le Figaro Madame s’y met !

Et il y a toujours un imbécile du type décrit par BERNANOS pour défendre ce concept !


Et la mairie de PÉRIGUEUX en remet une couche !


Quand Satan inspire des conduites humaines.


Monsieur le maire (PS) de Sainte-Terre en Gironde n’aime pas le drapeau français.

Moi, si !



Aucun médium ne fait état de ce vandalisme !


C’est que les églises ne sont pas des mosquées, pas vrai monsieur PLENEL ?







 

samedi 19 mai 2018

Samedi 19 mai 2018. Grosse poussée rhino-mourtardière (1).

Chers tous, je suis pris d’une grande poussée rhino-moutardière, tant je suis exaspéré par la manière dont les médias et les hommes politiques traitent la réalité.
On peut détruire des églises en Chine ou au Soudan, les brûler en France, au Nigéria, en Inde ou ailleurs, les médias s’en moquent. Mais ils montent en épingle la moindre critique (rationnelle, cela va sans dire ; les critiques haineuses ne m'intéressent pas) que l’on fait de l’islam et taxent sans pudeur d’islamophobes ceux qui osent le faire (j'ajoute que je respecte les fidèles qui ont de Dieu un sens admirable de sa transcendance, mais je considère qu'ils sont dans l'erreur) . Il ne leur vient pas à l’idée que tous les jours des prêtres, des chrétiens sont tués, décapités, emprisonnés, condamnés à mort, torturés. Ils le sont pour leur fidélité au Christ, et leur sang témoignent de la divinité du Fils. De cela, ce monde du fric, de la puissance, de l'égoïsme, du chacun pour soi S'EN FOUT
La nature nous a fait homme et femme. Les hommes ont des testicules et une verge, les femmes, un vagin. Voilà des réalités incontestables. On pourrait penser que l’être humain va trouver son accomplissement dans l’assomption de sa nature sexuée et la complémentarité naturelle et anatomique des sexes. Et il me semble que ce serait rendre un grand service à nos jeunes que de leur apprendre ce que cela signifie. Mais le puissant mouvement des LGBT s’impose partout. La télévision fait un reportage – je l’ai déjà dit – sur ce champion olympique qui veut devenir une femme, ce qui implique une opération chirurgicale délicate. Foin du sexe, des testicules et de l’encombrante verge. On nous annonce – le journal bien nommé Le Monde en fait tout une page que le comédien Océan veut changer de genre ;
L’éducation nationale fait la propagande de ce mouvement (Cf. http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2018/05/leducation-nationale-au-service-du-lobby-lgbt.html)
La position de l’Église catholique sur l’homosexualité est qualifiée d’homophobe
(Cf.
On ostracise les journalistes qui ont le courage et le talent de montrer le réel
(Cf.
Monsieur Erwan BINET, le député socialiste rapporteur de la loi TAUBIRA, heureusement ramené à ses chères études lors des dernières élections législatives ose dire ce que vous voyez ci-dessous. Moi, je les ai vues ces poussettes, lui, non. Et je vous jure qu'elles n'étaient pas néo-nazies. Cet imbécile (au sens de BERNANOS) prend ses désirs pour des réalités. Il est incurablement atteint de cécité intellectuelle. Je le plains. Et il me faut pourtant l'aimer !




Un député LREM (je pense qu’il marche en arrière) ose dire  de son côté que les prêches se font en latin dans les églises catholiques, à quoi lui répond avec humour Céline PINA (Cf. http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2018/05/17/31001-20180517ARTFIG00123-celine-pina-meme-en-latin-les-catholiques-ne-prechent-pas-l-appel-au-meurtre.php)
Ne parlons pas des multigenres qui se prétendent à la fois homme et femmes et parlent d’eux au pluriel. On appelle ça le progrès, et en fait c’est un retour au mythe de l’androgyne de PLATON.
Bref, ce qu’on nous présente comme une libération, un progrès, n’est qu’un immense retour à une barbarie que l’on pensait à jamais disparue. Il est temps de rappeler quelques vérités : le point de vue sur le réel dépend du réel, et non le réel du point du vue (Cf. Bertrand VERGELY).
Non la pornographie n’est pas humanisante, non la fornication ne conduit pas au bonheur et à la liberté, non la masturbation n’est une libération du corps mais un asservissement, non l’homosexualité n’est pas conforme à la nature et au réel. Non l’homme n’est pas tout puissant. Oui, il y a une vérité, certes difficile à percevoir, et qui demande pour être approchée un effort de pensée et de réflexion. Mais ce n’est pas madame TAUBIRA, les grands-maîtres des Loges maçonniques, la loi, ou le mouvement LGBT, sans compter les officines qui se font du fric sur le ventre des femmes, qui expriment la vérité. Il en est un qui l'a affirmé et prouvé au prix de sa vie et de sa victoire sur la mort. "Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie".
J’ai une grosse poussée rhino-moutardière déjà pour ce qui concerne les lois sociétales et la persécutions des chrétiens. J’en aurait une autre à propos des innovations politiques, toutes plus totalitaires les unes que les autres. Et pourtant, le Maître me fait une obligation d'aimer nos ennemis. C'est bien difficile. Et quelquefois, une sainte colère permet de se débonder et de se lâcher !

jeudi 17 mai 2018

Jeudi 17 mai 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Programme de vie pour un parieur (1)


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel !
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Thomas d’AQUIN n’est pas seulement un immense philosophe, un théologien de premier plan. C’est aussi un très fin observateur de la nature humaine et donc un très bon psychologue.
Il identifie dans l’homme trois facultés : la sensibilité, l’intelligence et la volonté. Bien avant que les physiologistes et les anatomistes n’étudient la structure du corps humain, et sans le savoir, l’Aquinate ― tout être de bonne foi en conviendra ― fait dépendre la sensibilité des cinq sens : vue, odorat, ouïe, goût et toucher, l’intelligence des aires cérébrales corticales intégratrices, et la volonté des aires cérébrales motrices volontaires.
Le parieur bénédictin doit s’efforcer d’être un être équilibré et de faire usage de ces trois facultés, sans en privilégier aucune. Soyons concret, puisqu’il paraît que je ne le suis pas, et voyons comment le susdit parieur peut utiliser ces facultés, sans sombrer dans un déséquilibre ridicule, mortifère ou tyrannique. Aujourd’hui, commençons par la vue.

Le parieur va utiliser d’abord ses sens pour affiner et orienter sa sensibilité. Utilisant la vue, il aime aussi bien les miniatures persanes ou les peintures chinoises – car il est ouvert d’esprit ― que les primitifs italiens, allemands, flamands ou hollandais, les peintres de la Renaissance italienne, française ou espagnole, ou allemande, les peintres classiques (le Caravage, le Titien, Poussin, etc.), il survole avec amusement les peintres légers du XVIIIe siècle, (mais il apprécie Chardin ou madame Vigée-Lebrun) et admire Ingres, Géricault, l’immense Delacroix, Monet, Van Gogh, et bien d’autres. Il ressent de l’émotion devant un Nicolas de Staël ou un Manessier, fait le tri entre la provocation, la hideur et le génie d’un Picasso ou d’un Dali. Bien entendu il admire la sculpture grecque, l’art gréco-bouddhique, l’art dit bien à tort primitif, la sculpture romane, ou gothique ou classique ; il aime Rodin, mais aussi Brancusi, Germaine Richier, et tant d’autres. Il aime la puissance des temples égyptiens, mésopotamiens, mais aussi les admirables mosquées iraniennes ou syriennes, les temples bouddhiques, les tombeaux des empereurs chinois, et par-dessus tout il est émerveillé par l’art roman, par les cathédrales, par les superbes bâtiments du classicisme européens, et il ne dédaigne pas admirer les bâtiments du XIXe dont Haussmann est un des concepteurs les plus féconds, ou encore Garnier et son opéra. Il aime les jardins anglais, les jardins japonais, et bien entendu aussi les jardins à la française, expression la plus pure du génie de notre patrie.
Mais le parieur, utilisant la vue, tombe à genoux devant un ciel étoilé, une orchidée sauvage ou un papillon des tropiques. Il est en admiration devant le foisonnement de la vie dans les océans, dans les forêts, dans les savanes et même dans les steppes arides. Bref, il écarquille tout grand les yeux et il ne peut que louer Celui en qui toutes ces beautés trouvent leur source et leur sens.
Et puis il se pose quand même quelques questions de fond.
Quel changement philosophique a-t-il poussé les peintres à passer de l’art figuratif à l’art abstrait ? Du monde réel au monde imaginaire. Cet art figuratif qui a nourri l’humanité pendant des siècles, où que ce soit sur la planète, pourquoi est-il aujourd’hui ringardisé (essentiellement par les galeristes qui trouve leur fonds de commerce et leur pitance dans ces innovations picturales toute plus insanes les unes que les autres [je pense au monochrome de Y. Klein, pour ne citer que lui ou au Cloaca de Wim DELVOYE, une machine qui produit des excréments (là, je suis TRÈS poli)]. Il y a derrière tout cela une raison philosophique qui tient à l’idée que les modernes et post-modernes ont de l’homme.
Vous voyez bien que cette énumération est une sorte de programme éducatif pour nous-mêmes et pour nos enfants et/ou petits-enfants. Une école qui n’embrasse pas cet ensemble et ne s’intéresse qu’au strict contemporain, est une école décervelante, une école en apesanteur, une école de servitude.
Demain, nous passons à l’ouie.
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LIENS UTILES.
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Illustration de la rupture philosophique de la modernité/post-modernité.


Acharnement anti-scientifique des médias publics !

Belle réponse à des incultes. Ils ne connaissent ni TRESMONTANT, ni CARMIGNAC ni MARION et ils ignorent les découvertes archéologiques.


Merci aux Jamaïcains.


Le monde a cessé d’être chrétien, certes, mais il y a toujours des chrétiens.


Le « blasphème » se porte bien dans un monde qui a tué Dieu.

Seuls les blasphémateurs ne voient point qu’ils sont ridicules !


Pour apprendre à discerner.


L’espérance du parieur.




mercredi 16 mai 2018

Mercredi 16 mai 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Quelques pistes d'action.


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel !
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Je voudrais faire à l’intention de quelques amis et à celle de lecteurs un peu trop timides une mise au point, concernant le pari bénédictin.
Le pari bénédictin ne consiste pas à détester le monde. Il consiste bien au contraire à l’affronter en proposant une alternative spirituelle ET humaine aux initiatives matérialistes et inhumaines qui sont quotidiennement déversées sur nos têtes et dans nos esprits par les hommes politiques, les puissances d’argent, les sociétés de pensée (qui se disent discrètes et qui n’ont qu’une volonté : détruire l’Église et dominer le monde), et par le monde qui se dit de la culture.
Je voudrais vous donner à cet égard quelques indications sur la pression insidieuse qu’exercent sur nous ces puissances. TF1, dans son Mag, nous présente hier l’histoire d’un champion olympique de canoé qui désire devenir une femme. On nous étale dans les détails des images complaisantes, sans le moindre recul. Sur les murs du Métro parisien, vous pouvez voir une affiche de publicité pour un film où trois hommes sont dans un lit et dont le titre (qui m’échappe) est des plus racoleurs. Au festival de Cannes figurent en compétition plusieurs films sinon pornographiques du moins au-delà de l’érotique, sans compter l’abominable production de Lars von TRIER qui a fait fuir (tout de même) des dizaines de spectateurs. Voilà les fruits vénéneux de cette culture pourrisseuse.
Nous pouvons très simplement indiquer que ces tentatives culturelles s’inspirent des philosophies qui comptent pour rien le corps, la nature et le fait que l’homme soit un être incarné. C’est une version revisitée du catharisme.
Autres tentatives, toutes celles qui consiste à présenter des hypothèses (souvent très hardies) comme des faits scientifiques qui incitent à contester radicalement l’origine de l’homme : on nous mélange l’homme de Néanderthal et l’Homo sapiens sapiens sauf que nul n’est en mesure de nous dire ce que pensaient les uns et les autres. Soyons bien conscients que si l’espère humaine a plusieurs origines, alors le racisme peut se justifier. Ne parlons pas de ces hypothèses sur la possible existence de planètes habitées. Personne ne le sait et ce n’est pas demain qu’on le saura. Il nous est alors possible au titre du pari bénédictin d’attirer l’attention de nos interlocuteurs sur ce qui est, de leur demander où il trouve le sens de ce qu’il voit, de leur propre fond ou de la réalité elle-même.
Au titre du pari bénédictin nous devons affirmer que toutes les « vérités » ne se valent pas, et refouler impitoyablement le relativisme moral, religieux et surtout spirituel dans les catacombes du véritable obscurantisme.
Nous devons demander à nos interlocuteurs incrédules d’où leur vient le jugement sur ce qui est bien ou mal : de l’État, de la loi, de la conscience, de l’opinion artificielle manipulée par les médias ?
Nous devons par-dessus tout donner un témoignage d’amour total, illimité pour tous les hommes ; cet amour ne nous dispense pas du discernement, mais rend insupportable tout jugement moral des personnes et parfaitement légitime le jugement moral des faits.
Nous devons créer des communautés fraternelles, priantes, aimant la culture qui a façonné notre continent, sans pour autant idolâtrer cette culture. Nous devons nous tenir informer auprès de sources fiables, pondérées et chrétiennes. Je vous donnerai des références.
Bref. Le pari bénédictin consiste à relever le défi qui est porté aux fidèles du Christ, qu’ils soient catholiques, orthodoxes, protestants ou évangéliques. Le pari bénédictin n’est pas le pari de PASCAL. Il est un pari gagnant, fondé sur l’espérance, l’une des trois vertus théologales dont il semble bien qu’elle soit tombée en déshérence faute d'héritiers dignes d'en vivre.
Je vous donne ci-dessous quelques liens qui vous montrent comment se diffuse cette culture post-moderne, parfaitement mortifère et résolument irréaliste.
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LIENS UTILES ET PISTES D’ACTION DU PARIEUR.
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Dans la cité, donner sa vraie place à la famille.


Dans la cité, respecter le corps des femmes.


Avoir une idée juste du couple et dénoncer les déviances que l'on a de sa réalité.



Avoir une idée juste de la femme.


Relever les bêtises ou les mensonges distillés par les médias ou les hommes politiques.


Vénérer nos martyrs.


Promouvoir le dialogue.


Interpeller nos pasteurs.


Court-circuiter les puissances d’argent partout où cela est possible.


Se poser les bonnes questions.




Juger sur pièces et non pas sur l’opinion des médias.


Avoir de l’humour.


Et s’il le faut, faire de la politique !