mardi 28 mars 2017

28 mars 2017. Nouvelles de la Résistance. Ils n'ont pas d'amis, seulement des complices et des valets

Nous achevons avec ce billet le cycle consacré au Discours de la servitude volontaire. Je m’absente pendant quatre jours et reprendrai mes billets le 2 avril.
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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(a) "[…]. Et en vérité quelle amitié attendre de celui qui a le cœur assez dur pour haïr tout un royaume qui ne fait que lui obéir, et d’un être qui ne sachant aimer, s’appauvrit lui-même et détruit son propre empire."
In
Étienne de La BOÉTIE.
Le discours de la servitude volontaire. Texte établi par Pierre LÉONARD. Et
La Boétie et la question du politique. Textes de Félicité de LAMENNAIS, Pierre LEROUX, Auguste VERMOREL, Gustav LANDAUER, Simone WEIL et de Miguel ABENSOUR, Marcel GAUCHET, Pierre CLASTRES et Claude LEFORT. (Petite Bibliothèque Payot, N° 134.)
Payot et Rivages, Paris, 2002, p. 237 (C’est le texte du Discours, transcrit en français moderne par Charles TESTE.)

(b) "[…]. Le principe de la domination exclut l’amitié. Quel que soit le caractère du prince ou son intelligence à satisfaire les aspirations de ses sujets pour garantir sa sécurité, ce n’est pas de lui que dépend la nature du rapport social ; car il se définit d’un seul trait de structure, à ce seul signe que le pouvoir est décroché du peuple. […]. "[Texte intégral.]
In
Étienne de La BOÉTIE.
Le discours de la servitude volontaire. Texte établi par Pierre LÉONARD. Et
La Boétie et la question du politique. Textes de Félicité de LAMENNAIS, Pierre LEROUX, Auguste VERMOREL, Gustav LANDAUER, Simone WEIL et de Miguel ABENSOUR, Marcel GAUCHET, Pierre CLASTRES et Claude LEFORT. (Petite Bibliothèque Payot, N° 134.)
Payot et Rivages, Paris, 2002, p. 333. (Commentaire du Discours par Claude LEFORT.)
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2. COMMENTAIRES.
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(a) Nous apprenons dans le livre de RECASENS, LABBE et HASSOUS que monsieur HOLLANDE a vraisemblablement essayé de déstabiliser son premier ministre, (en qui il voyait, avec justesse, un rival potentiel), en s’attaquant sournoisement à sa femme, la musicienne Anne GRAVOIN. J’avoue que monsieur VALLS, que je n’avais guère ménagé dans mes billets, me paraît aujourd’hui plus sympathique qu’il ne l’était et qu’il a une autre stature que le minable Normal Ier. En pratiquant ces attaques obliques, monsieur HOLLANDE a détruit le PS à qui il devait son ascension. En vérité, il n’a jamais eu d’amis. Il n’a eu que des complices ou des valets. La relative grandeur de monsieur VALLS tient à ce qu’il a tenté d’échapper au mortel étau de la servitude imposée par le Prince à ses ministres.

(b) Le pouvoir, en effet, est détaché du peuple. Et ce que les actuels dominants (les artistes, les journalistes, les hommes politiques en place, les grands capitaines d’industrie) soient détachés du peuple se révèle chaque jour avec un éclat de plus en plus insoutenable. La Guyane, paraît-il, est une île. Monsieur FILLON ne sait pas combien il y a de régions en France (à vrai dire, la chose a été tellement bidouillée, trifouillée, remaniée qu’on peut comprendre cette amnésie). Monsieur MACRON peut gagner 3 millions d’euros en trois ans, et ne déclarer que 200 000 euros de patrimoine (voir l’information ci-dessous), tout est clair, au regard de la loi (qui manifestement est faite pour les puissants) ; il me paraît assez évident qu’il ne sait pas ce que c’est que de vivre avec un SMIC, voire deux, quand on deux ou trois enfants. Il ne sait pas ce que c’est que d’être obligé d’aller à la Banque Alimentaire pour nourrir sa famille. Quand j’y étais bénévole, j’ai vu des détresses incroyables. Qui s’occupe de cette France périphérique ?
Je préfère encore un homme qui aime l’argent et qui ne s’en cache pas, à un homme riche et qui, honteux de l’être, se fait passer pour un Français dit « moyen ».
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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On nous dira après que la justice est impartiale.

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MACRON, l’homme des États-Unis (ou, plus exactement, de la finance américaine).

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Nous demandons, que dis-je, nous exigeons des réponses concrètes de la part des candidats pour faire cesser ce scandale.

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La polka des faux-culs centristes !


Ils n'auront plus jamais ma voix. En cas de duel d'un homme de gauche (PS exclu) et d'un UDI, c'est pour l'homme de gauche que je voterai. 


lundi 27 mars 2017

27 mars 2017. Nouvelles de la Résistance. Christine, la fille de madame Angot...

La Scène des Conspirateurs
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Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1.LA CITATION DU JOUR.
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La scène des Conspirateurs. Extrait de l’opérette qui a pour titre « La fille de madame Angot ». Musique de Charles LECOQ.

Chœur des Conjurés.

Quand on conspire,
Quand, sans frayeur,
On peut se dire
Conspirateur ;
Pour tout le monde
Il faut avoir
Perruque blonde
Et collet noir.

La France.

Sous son costume, au rendez-vous, fidèle.

Les Conjurés.

Oui, des vrais prétendants, nous sommes les modèles.
Ton peuple entier ne nous ferait pas peur.

La République (se montrant).

Ah ! Vraiment. (Tous les conspirateurs cherchent à sa sauver.)

Les Conjurés.

Ciel !

La République.

Calmez cette frayeur.
N’avez-vous pas des armes ?
N’avez-vous pas des charmes ?

La France.

Allons, conquérez notre cœur.

Premier conjuré.

J’ai changé contre cette canne
Le parapluie à mon papa.

Deuxième conjuré.

J’ai ici, que nul ne ricane,
Le fier gourdin de Boustrapa…

Troisième conjuré.

Sous mon collet et sous mes bras,
Moi j’ai caché ma poule au pot,
Dans cet escarpin mon pied-bot…

La France et la République.

On vous connaît, ô vilains masques.

Reprise du cœur.

Quand on conspire… etc., etc.

Avec dans des rôles contemporains :
Les conjurés : Normal Ier, David Pujadas et Christine Angot.
La France : les électeurs des primaires de gauche et de droite trahis par ceux qui ont abandonné leur champion.
La République : les hommes politiques, les magistrats, les artistes, les journalistes intègres sidérés par les torrents de boue déversés par ces pauvres conjurés.

Dans cette opérette, le librettiste mettait en scène Ange PITOU, un chansonnier royaliste, fervent de Marie-Antoinette et de Louis XVI. Il fut déporté en Guyane, pendant trois ans, par les Révolutionnaires et ne rentra dans sa patrie qu’en 1801. Ce détail vaut la peine d’être mentionné dans le contexte actuel. Ange PITOU est l’auteur d’une immortelle chanson qui commence ainsi :

« Pour nous tirer de la mélasse,
Plût au Ciel que je scrutinasse,
Tous les dimanches que Dieu fait,
Tous les dimanches que Dieu fait… ! »

Nous y sommes.
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2. COMMENTAIRES.
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Je dédie ce petit passage à Christine ANGOT qui est bien la fille de la dite madame ANGOT, illustrée par l’opérette de LECOQ. Les qualités de plume de cette harpie se résument essentiellement à décrire avec force détails les ébats sexuels de ses personnages, sans pudeur, et avec un langage d’une crudité qui ferait rougir un escadron de gardes mobiles. La harpie a participé avec une bêtise déshonorante à la conspiration ourdie par Normal Ier, qui, faute d’avoir su se faire aimer des Français, se venge d’eux en essayant de salir les prétendants à sa succession (VALLS, HAMON, FILLON). Cette clique n’a de républicaine que le nom, et elle ferait sourire si elle ne se comportait comme un ramassis de prédateurs désireux de frustrer les Français du fruit de leur vote.

Ne parlons pas de ces mini-conjurés qui se pressent en foule aux portes du palais de l’ectoplasme. Ils sont ridicules avec leur canne et leur gourdin de pacotille. Ils font partie de ce monde bourgeois de l’entre-soi, sans foi ni loi, qui méprise le peuple et font preuve à son égard d’une arrogance insupportable (ah ! leur condamnation du populisme !). Le pire de tous est Manche-à-air. Avant de dire qu’il n’y a pas de complot contre François FILLON, il ferait mieux de lire le livre de RECASENS, LABBÉ et HASSOUX. Les pauvres journalistes ont beau se défendre qu’ils n’ont jamais dit et ceci, et cela. Ils l’ont bel et bien écrit. Mais le livre coûte peut-être trop cher pour le champion de la vertu qu’est Manche-à-air, trop heureux de bénéficier des voix de la droite au moment des élections municipales de PAU, et de la trahir au moment des élections présidentielles.

Non seulement Manche-à-air a contribué à l’élection du calamiteux HOLLANDE, mais il s’apprête à nous refaire le coup en essayant de nous accabler de l’ectoplasme MACRON. Tous ceux qui ont viré de bord par pur opportunisme (la liste est trop longue pour qu’on la donne ici) et soutiennent le fils spirituel de Normal Ier, dissimulent sous leurs basques une poule au pot qui a nom ministère, circonscription électorale, ou juteux postes dans des Comités Hippolyte ou Théodule, dispendieux et inutiles, sauf pour les parasites.


Craignez, Messieurs, que la France et la République se mettent en travers de votre chemin et vous fassent payer votre trahison. Il sera trop tard et il se pourrait bien qu’il ne vous restât que vos yeux pour pleurer.

dimanche 26 mars 2017

26 mars 2017. Nouvelles de la Résistance. Liberté ou servitude ?

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. Quelques-uns s’entreconnaissent dans la haine du tyran et sont susceptibles de comprendre qu’il ne règne ni par la force, ni par l’effet de la coutume, ni par son art à empoisonner les peuples, mais que le désir de servitude se nourrit bien de son image. Sans doute, n’est-il pas au pouvoir de quelques-uns de changer le désir du peuple. Aussi bien leur entreprise peut-elle échouer. Il arrive en effet, prend soin de préciser notre auteur, que les hommes pleurent leur tyran et se retournent contre leur libérateur. […]."
In
Étienne de La BOÉTIE.
Le discours de la servitude volontaire. Texte établi par Pierre LÉONARD. Et
La Boétie et la question du politique. Textes de Félicité de LAMENNAIS, Pierre LEROUX, Auguste VERMOREL, Gustav LANDAUER, Simone WEIL et de Miguel ABENSOUR, Marcel GAUCHET, Pierre CLASTRES et Claude LEFORT. (Petite Bibliothèque Payot, N° 134.) [Il s’agit du commentaire que Claude LEFORT fait du texte de La BOÉTIE.]
Payot et Rivages, Paris, 2002, p. 315.
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2. COMMENTAIRES.
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Il s’agit là d’un commentaire très éclairant. Faute de pouvoir être l’Un ou Tyran, les rats fuient vers celui que tous les sondages désignent comme le vainqueur des prochaines élections présidentielles. Ils s'y identifient. En vérité, ils y vont parce que c’est leur intérêt, et non pas celui du pays. Il se trouve que les candidats susceptibles de le sortir de l’ornière sont précisément ceux que les médias aux ordres dézinguent à tout va. Et il n'y a que quelques hommes à vouloir être libres. Opprimés par HOLLANDE, les Français vont le pleurer et se retourner contre ceux qui veulent pour eux d'autres perspectives que le consumérisme. Ils ne veulent ni de la liberté, ni de la grandeur. Ils veulent la prétendue tranquillité, celle des banques, de la grande industrie et des mégalomanes.
Monsieur MACRON continue sa campagne sans que les médias s’inquiètent de ses curieuses déclarations de patrimoine (le pauvre ne possède aucun bien immobilier !), ses extravagantes dépenses à Las Végas, ses déclarations scandaleuses sur le crime contre l’humanité commis en Algérie par la patrie qu’il aspire à diriger, les non moins fuligineuses déclarations sur l’absence de culture française, sur l’illettrisme des employées d’une usine bretonne, ou l’alcoolisme supposé de nombreux habitants du Nord. Il est le prototype du bourgeois satisfait de lui-même, ignorant des réalités sociales de son pays, méprisant la France périphérique. Mais il veut que chaque jeune puisse rêver de devenir milliardaire : bref, un homme inculte, un homme qui ne voit que l’Homo oeconomicus (les migrants, une opportunité économique, se lon lui), l’homme de la quantité, du fric, des banques, du commerce, l’homme qui n’a pas la moindre idée de ce à quoi aspire tour être humain. Bien entendu, ces appréciations se fondent sur ce que monsieur MACRON a dit et fait et en aucun cas sur ce qu’il est peut être au fond de lui-même. Mais nous en sommes tous là dans nos jugements. Et c’est bien toute la difficulté de la démocratie : elle suppose la vertu, et c’est, en apparence, la moins partagée des qualités requises des politiques qui aspirent à être à la tête de la République.
Monsieur FILLON, hélas, a démontré qu’il aimait l’argent. Mais qu’on me démontre que les autres candidats ne l’aiment pas. Qu’on me prouve qu’ils n’ont pas, eux aussi, reçu des cadeaux à l’odeur de soufre (comme monsieur MOSCOVICI qui, lui, n'est pas gêné), qu’ils n’ont pas favorisé leurs proches (monsieur LE ROUX, victime expiatoire d'un système pourri jusqu'à l'os). Le procès fait à monsieur FILLON est un mauvais procès qui deviendrait juste s’il s’étendait en vérité à tous les candidats. 
Je crois donc que, pour le bien de la France, et quoique je trouve bien des travers à monsieur FILLON, il est nécessaire de voter pour lui. C'est un moindre mal (mais, comme le dit Hannah ARENDT, à force de choisir le moindre mal, on finirait par oublier que c'est un mal ; monsieur FILLON, s'il est élu, devra honorer les promesses faites au peuple français). Si par malheur, monsieur MACRON arrivait en seconde position derrière madame LE PEN, il faut bien savoir que nombre de Français iraient à la pêche ou voteraient pour la compétitrice annoncée. C’est donc cela la manœuvre des grands banquiers internationaux, des financiers américains, des chevaliers de la grande industrie (voir article de l'Imprécateur : lien ci-dessous): faire élire un champion de leur cause.
Ils se trompent complètement. Il y a un niveau de contrainte et de totalitarisme auquel il est nécessaire de s’opposer ou par la force ou par la désobéissance civique.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Oui, il y a bien un cabinet noir.


Voir aussi :

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Intéressant, non ?

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Une déclaration de feu le Pr LEJEUNE.

"Si l’on veut vraiment attaquer le Fils de l’Homme, Jésus-Christ, il n’y a qu’un moyen, c’est d’attaquer les fils des hommes. Le christianisme est la seule religion qui dit : votre modèle est un enfant, l’enfant de Bethléem. Quand on vous aura appris à mépriser l’enfant, il n’y aura plus de christianisme dans ce pays."

Ce constat a été rappelé par le Cardinal SARAH lors de son intervention récente à Saint-Augustin.
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A consulter absolument.

Le Décodex du Monde est ridiculisé.

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Bien vu ! L'Imprécateur de Minurne voit clairement les choses)

Tout lire. C'est en effet très clair. Maintenant, vous avez le droit de préférer la servitude à la liberté. Mais ne venez pas vous plaindre quand vous l'aurez perdue.

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In memoriam. Quatre-vingt dix Français désarmés, tués par des soldats français, rue d'Isly à Alger.

C'était le 26 mars 1962. Une tache sur l'action politique du général de Gaulle qui cependant eut raison de donner à l'Algérie son indépendance. On aurait pu imaginer que cela se passe mieux. Qu'en dit l'ectoplasme ?

samedi 25 mars 2017

25 mars 2017. Nouvelles de la Résistance. Non à la tyrannie de l'Etat, oui à la vie !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !

Nous continuons de prendre connaissance de quelques bonnes feuilles d'Etienne de LA BOETIE.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Pauvres gens et misérables, peuples insensés, nations opiniâtres en votre mal et aveugles en votre bien, vous vous laissez enlever, sous vos propres yeux, le plus beau, le plus clair de votre revenu, piller vos champs, dévaster vos maisons et les dépouiller des vieux meubles de vos ancêtres ! vous vivez de telle sorte que rien n’est plus à vous. Il semble que vous regarderiez désormais comme un grand bonheur qu’on vous laissât seulement la moitié de vos biens, de votre famille, de vos vies. Et tout ce dégât, ces malheurs, cette ruine enfin, vous viennent non pas des ennemis, mais bien certes de l’ennemi et de celui-là même que vous avez fait ce qu’il est, pour qui vous allez si courageusement à la guerre et pour la vanité duquel vos personnes y bravent à chaque instant la mort. Ce maître n’a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps et rien de plus que le dernier des habitants du nombre infini de nos villes. Ce qu’il a de plus que vous, ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire. D’où tire-t-il les innombrables argus qui vous épient, si ce n’est de vos rangs ? Comment a-t-il tant de mains pour vous frapper, s’il ne les emprunte de vous ? Les pieds dont il foule vos cités ne sont-ils pas aussi les vôtres ? A-t-il pouvoir sur vous que par vous-même ? Comment oserait-il vous courir sus, s’il n’était d’intelligence avec vous ? Quel mal pourrait-il vous faire, si vous n’étiez receleur du larron qui vous pille, complices du meurtrier qui vous tue, et traîtres de vous-mêmes ? Vous semez vos champs, pour qu’il les dévaste ; vous meublez et remplissez vos maisons, pour fournir à ses voleries ; vous élevez vos filles afin qu’il puisse assouvir sa luxure ; vous nourrissez vos enfants, pour qu’il en fasse des soldats (trop heureux sont-ils encore !) pour qu’il les mène à la boucherie, qu’il les rende les ministres de ses convoitises, les exécuteurs de ses vengeances. Vous vous usez à la peine, afin qu’il puisse se mignarder en ses délices et se vautrer dans ses sales plaisirs. Vous vous affaiblissez afin qu’il soit plus fort, plus dur et qu’il vous tienne la bride plus courte : et de tant d’indignité, que les bêtes elles-mêmes ne sentiraient point ou n’endureraient point, vous pourriez vous en délivrer, sans même tenter de le faire, mais seulement en essayant de le vouloir. Soyez donc résolus à ne plus servir et vous serez libres. Je ne veux pas que vous le heurtiez, ni que vous l’ébranliez, mais seulement ne le soutenez plus, et vous le verrez, comme un grand colosse dont on dérobe la base, tomber de son propre poids et se briser."
In
Étienne de La BOÉTIE.
Le discours de la servitude volontaire. Texte établi par Pierre LÉONARD. Et
La Boétie et la question du politique. Textes de Félicité de LAMENNAIS, Pierre LEROUX, Auguste VERMOREL, Gustav LANDAUER, Simone WEIL et de Miguel ABENSOUR, Marcel GAUCHET, Pierre CLASTRES et Claude LEFORT. (Petite Bibliothèque Payot, N° 134.)
Payot et Rivages, Paris, 2002, p. 201.
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2. COMMENTAIRES.
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Oui, nous nous faisons piller par un État et surtout un Gouvernement qui engraisse ses relais de communication et de pouvoir, et appauvrit ceux des citoyens qui lui sont opposés. Oui, nous acceptons que des citoyens, issus de notre patrie, acceptent de nous épier, de nous surveiller, de nous contrôler, de nous accuser, de nous soupçonner, de nous mettre en examen, de perquisitionner nos demeures, sans réagir.
Oui, il y a bien un cabinet noir. Bien sûr, il ne constitue pas une structure officielle ; il est tout simplement constitué de quelques concitoyens qui acceptent de jouer le rôle d’Argus et de ses yeux pour le prince, parce qu’ils y ont intérêt. Et les dénégations de monsieur HASSOUX ne pourraient démentir ce qu’il a coécrit avec deux autres journalistes. Certes, il y en a eu avant celui de monsieur HOLLANDE et sans doute y en aura-t-il encore, si (et par exemple), nous acceptons qu’au nom d’une idéologie mortifère, on nous empêche de dire la vérité sur l’avortement dans un pays où la liberté d’expression est supposée être constitutionnellement garantie, si on nous oblige à respecter des normes idiotes, si on nous impose des dépenses qui vont à l’encontre de notre liberté, si on nous taxe indirectement en nous obligeant (et par exemple) à porter un casque HOMOLOGUÉ quand on a une moto, si on oblige un bailleur à mettre le gaz de ville (il est interdit, en effet, de louer un appartement où la fourniture de gaz est assurée par des bouteilles : merci qui ?), si on oblige les propriétaires de véhicules d’un certain âge à des contrôles périodiques (merci qui ?). Bien entendu, les bonnes âmes, je veux dire les dominants, jurent que c’est pour notre bien alors qu’il s’agit, en nous imposant des dépenses diverses, de faire vivre des structures parasitaires, faute de savoir donner du travail à tous. Il n’y a pas un secteur de notre vie dont l’État ne veuille prendre le contrôle. Nous voulons être libres, c’est-à-dire accepter d’endosser les conséquences de nos choix, après avoir été dûment et objectivement informés. La vie est un risque permanent, et ils sont en train de tuer la vie, en tuant le risque.
Nous disons non, pour cette raison, aux hommes politiques actuels, à presque tous les hommes politiques. Aucun ne remet en cause le fonctionnement d’un État parasite. Tous ou presque se contentent d’être contre le système, sans voir les causes profondes du rejet que le monstre étatique suscite dans la société de la France périphérique. Non, entre autre, à l'ectoplasme. S'il est élu, il se prépare des jours difficiles. Il a le soutien des bobos. Il sera balayé par ceux qui ont tout à perdre de la mondialisation, de l'immigration incontrôlée, de l'économisme à tout crin et du matérialisme le plus vulgaire.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Oui, il y a bien un cabinet noir à l’Elysée, et monsieur Didier HASSOUX l’a bien dit, écrit, et redit.

Il ment quand il prétend ne rien avoir suggéré de semblable. En voici la preuve. Vous y verrez des photos des passages qui en parlent dans le livre dont ce monsieur est cosignataire. Décidément, je préfère le courage de monsieur FILLON (qui aime l'argent, sans doute, mais ne s'en cache pas, à la différence de l'ectoplasme) à la dérobade de ces pantins.

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Tôt ou tard, la France périphérique gagnera ! Car la France d’en-haut l’a abandonnée !

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Soyons clair : François FILLON a certes commis des erreurs.

Mais qu’un homme qui se balade à scooter, coiffé d’un casque, pour aller nuitamment rejoindre sa maîtresse, ose parler de dignité quand monsieur FILLON dénonce ses manigances, témoigne de l'indécence profonde de celui qui porte un tel jugement. Monsieur HOLLANDE est disqualifié, dans tous les domaines. Qu'il se taise, qu'il s'en aille en se taisant, et qu'il ferme à jamais sa bouche. 


vendredi 24 mars 2017

24 mars 2017. Nouvelles de la Résistance. Hommage au monde paysan, le dernier espace de liberté !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Conservatrice au sens le plus profond, la révolte paysanne l’est assurément. Mais c’est dans la radicalité même de son conservatisme qu’il faut lire ce qu’elle véhicule. Que veut-elle conserver, que se soucie-t-elle de préserver ? L’espace libre, la sphère autonome de la communauté familiale et villageoise, que de façon remarquablement universelle les anciennes formes de domination étatique ont toujours laissé subsister et que seul l’État occidental moderne s’est employé à détruire. De la Chine aux Andes, les anciens empires ont certes engendré des machines étatiques autrement plus écrasantes que celles sécrétées par les monarchies européennes du XVIe siècle. Mais cet appareil bureaucratique qui s’édifie à la tête de la société laisse à la base perdurer un monde à l’écart de l’État par beaucoup de ses traits. L’ambition de l’État moderne tel qu’il trouve précisément ses assises stables dans l’Europe du XVIe siècle, est tout autre. Non pas contrôler du dessus et à distance la société pour en extraire le surplus économique mais pénétrer littéralement la société, s’introduire dans ses articulations les plus fines, se rendre maître de ses rouages les plus intimes. Réglementer, codifie, redéfinir, changer, moderniser. « Civiliser » diront les grands commis éclairés et les serviteurs zélés. Briser donc cette base ou ce noyau le plus archaïque où se conservent d’antiques modes de pensée et surtout un gouvernement de la petite communauté continuant à conjurer au sein d’elle-même par la tradition la différence de ceux qui commandent et de ceux qui obéissent. L’État partout, l’autorité partout proche ; même là où subsiste un tout petit peu d’une très ancienne liberté : tel se dessine l’horizon social dès l’instant où s’affirme pleinement le projet étatique. […]." (Commentaire de la révolte des communes de Guyenne contre la gabelle en 1548.)
In
Étienne de La BOÉTIE.
Le discours de la servitude volontaire. Texte établi par Pierre LÉONARD. Et
La Boétie et la question du politique. Textes de Félicité de LAMENNAIS, Pierre LEROUX, Auguste VERMOREL, Gustav LANDAUER, Simone WEIL et de Miguel ABENSOUR, Marcel GAUCHET, Pierre CLASTRES et Claude LEFORT. (Petite Bibliothèque Payot, N° 134.)
Citation tirée de :
Présentation. Les leçons de la servitude et leur destin. Miguel ABENSOUR et Marcel GAUCHET
Payot et Rivages, Paris, 2002, .p. 34
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2. COMMENTAIRES.
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Ce texte de présentation du Discours de la servitude volontaire éclaire d’une manière fulgurante la crise du monde paysan français. Le monde paysan est un monde libre, un monde de plein air, un monde qui prend des risques. Pour un État démocratique qui va inéluctablement vers le totalitarisme – fût-il un totalitarisme mou – c'est insupportable. Il lui faut tenter d’étendre son emprise sur ce monde qu’il ne peut comprendre. Et pour ce faire, il édicte des normes, toutes plus inapplicables les unes que les autres, sauf à transformer l’agriculture en une vaste foire industrielle, comme la ferme des mille vaches.
La révolte des Bonnets Rouges ne datent pas d’hier. Avant qu’ils ne protestent contre l’ineptie des portiques destinés à enregistrer leurs va-et-vient afin de les faire cracher au bassinet d’une très hypothétique pollution par les tracteurs, les Bonnets Rouges contemporains ont été précédés par d’autres Bonnets Rouges en Bretagne, et leur révolte a été durement matée.
Si j’étais, comme mes proches ancêtres, agriculteur, je mettrai à la porte de ma ferme les fonctionnaires chargés de contrôler si j’ai bien une pelle accrochée au mur (sic), un pédiluve aux normes (largeur, longueur, profondeur !) pour désinfecter les pattes de mes animaux, ou je ne sais quelle obligation stupide. Des indications, des suggestions utiles, certes ! Mais des normes, des obligations idiotes auxquelles des fonctionnaires incompétents en matière agricole entendent soumettre des hommes libres, ce n’est pas acceptable pour eux.
Croyez-vous qu’un éleveur est assez bête pour ne pas prendre des mesures destinées à empêcher la propagation de la fièvre aphteuse ? Croyez-vous que si les exigences du commerce et de la consommation à outrance ne les avaient pas contraints, les éleveurs eussent élevé des poulets en batterie ? Et trouvez-vous normal que pour leur permettre de vivre de leur travail, l’État, toujours lui, se croit obligé de les subventionner ? Il le fait avec l’argent des contribuables et cet argent serait mieux employé s’il restait dans la poche des Français pour leur permettre d’acheter des produits de qualité à un prix qui permettent au producteur de vivre normalement de son travail.
Mais dans un monde administré, dans un monde qui fait de la loi, des normes, des contrôles et des procès-verbaux un mode de gestion de la vie sociale, il est impossible de laisser subsister un espace de liberté, peuplé d’hommes libres qui n’attendent rien de l’État, si ce n’est qu’il leur permette de vivre décemment de leur travail.
C’est cela le totalitarisme. L’invasion de l’espace public, dans tous ses aspects, par un État vampire.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Heureusement qu’il y a encore des journalistes honnêtes ! Ceux de Causeur le sont.

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Lire ces articles qui sont ciselés à l’outil du bon sens.



jeudi 23 mars 2017

23 mars 2017. Nouvelles de la Résistance. Les inégalités de nature fondent la fraternité humaine

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. Mais ce qu’il y a de clair et d’évident pour tous et que personne ne saurait nier, c’est que la nature, premier agent de Dieu, bienfaitrice des hommes, nous a tous créés de même et coulés, en quelque sorte au même moule, pour nous montrer que nous sommes tous égaux, ou plutôt tous frères. Et si, dans le partage qu’elle nous fait de ses dons, elle a prodigué quelques avantages de corps ou d’esprit aux uns plus qu’aux autres, toutefois elle n’a jamais vouloir nous mettre en ce monde comme en un champ clos, et n’a pas envoyé ici-bas les plus forts et les plus adroits comme des brigands armés dans une forêt pour y traquer les plus faibles. Il faut croire plutôt, que faisant ainsi les parts, aux uns plus grandes, aux autres plus petites, elle a voulu faire naître en eux l’affection fraternelle et les mettre à même de la pratiquer ; les uns ayant puissance de porter des secours et les autres besoin d’en recevoir : ainsi donc, puisque cette bonne mère nous a donné à tous, toute la terre pour demeure, nous a tous logés sous le même grand toit, et nous a tous pétris de la même pâte, afin que, comme en un miroir, chacun put se reconnaître se reconnaître dans son voisin ; si elle nous a fait à tous, ce beau présent de la voix et de la parole pour nous aborder et fraterniser ensemble, et par la communication et l’échange de nos pensées nous amener à la communauté d’idées et de volontés ; si elle a cherché par toutes sortes de moyens à former et resserrer le nœud de notre alliance, les liens de notre société ; si enfin elle a montré en toutes choses le désir que nous fussions, non seulement unis, mais qu’ensemble nous fissions, pour ainsi dire, qu’un seule être, dès lors peut-on mettre un seul instant en doute que nous ne soyons tous naturellement libres, puisque nous sommes tous égaux, et peut-il entrer dans l’esprit de personne que nous ayant mis tous en même compagnie, elle ait voulu que quelques-uns y fussent en esclavage."
In
Étienne de La BOÉTIE.
Le discours de la servitude volontaire. Texte établi par Pierre LÉONARD. [Et
La Boétie et la question du politique. Textes de Félicité de LAMENNAIS, Pierre LEROUX, Auguste VERMOREL, Gustav LANDAUER, Simone WEIL et de Miguel ABENSOUR, Marcel GAUCHET, Pierre CLASTRES et Claude LEFORT.] (Petite Bibliothèque Payot, N° 134.)
Payot et Rivages, Paris, 2002, p. 203.
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2. COMMENTAIRES.
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Les inégalités naturelles imprègnent l’égale dignité de tous les êtres humains ; ce sont elles qui poussent les mieux lotis par la nature à la fraternité et au partage, au lieu que l’égalité abstraite invite à l’individualisme et à l’ignorance de l’autre. On ne saurait avoir la moindre la moindre attention pour ceux qui sont exactement au même niveau que soi. C’est bien ce qui se passe. L’égalité totale, surtout l’égalité matérielle, tue tout sentiment de compassion et de sociabilité. Nous sommes parvenus à ce point de négation et le pire est à craindre pour le maintien du lien social.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Aide à la presse.

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Des affaires de costumes, il y en a beaucoup !


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Si c’est Julien DRAY qui le dit !

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C’est moins vendeur que les « affaires » !