lundi 19 février 2018

19 février 2018. Nouvelles de la Dissidence. Aristote, les pervers, les gens de bien et l'ordre politique juste

ARISTOTE continue de réfléchir sur les rapports qui existent entre le corps, l’âme et la politique. Dans les commentaires, je parlerai des travaux de Benjamin LIBET qui donnent bien du fil à retordre aux matérialistes, farouches négateurs de l’esprit.
-
Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
-
1. LA CITATION DU JOUR.
-
"L’animal est en premier lieu composé d’une âme et d’un corps, celle-là étant par nature la partie qui commande, celui-ci celle qui est commandée. Par ailleurs c’est plutôt chez les êtres conformes à la nature que chez ceux qui sont dégradés qu’il faut examiner ce qui est « par nature ». C’est pourquoi il faut aussi considérer l’être humain qui est dans les meilleures dispositions possibles tant du point de vue du corps que de l’âme, chez qui cette hiérarchie est évidente. Car chez les pervers ou chez ceux qui se comportent de manière perverse il semblerait que ce soit souvent le corps qui commande à l’âme du fait qu’ils sont dans un état défectueux et contre nature. Donc, d’après nous, c’est d’abord chez l’être humain comme animal qu’on voit un pouvoir aussi bien magistral que politique ; l’âme, en effet, exerce un pouvoir sur le corps, et l’intellect un pouvoir politique et plus précisément royal sur le désir. Dans ces cas il est manifeste qu’il est à la fois conforme à la nature et avantageux que le corps soit commandé par l’âme et que la partie passionnée le soit par l’intellect, c’est-à-dire la partie qui possède la raison, alors que leur égalité ou l’interversion de leur rôle est nuisible à tous."
In
ARISTOTE.
Les Politiques. Traduction et présentation de Pierre PELLEGRIN. Nouvelle édition. (GF N°490.)
GF Flammarion, Paris, 2015. (Page 117.)
-
2. COMMENTAIRES.
-
On pourrait s’étonner qu’après avoir affirmé que l’ordre politique et la justice sont le propre de l’homme et non des animaux pour la raison qu’il est doté de parole, ARISTOTE réaffirme que l’homme est cependant un animal. Il insiste beaucoup sur ce qui est « par nature », et – nous devons le reconnaître et nous interroger – il a une idée précise de ce qu’est cette nature et l’être pervers ou au comportement pervers. Le texte ne nous dit pas sur quelle instance le philosophe s’appuie pour faire la distinction entre le pervers et l’homme qui ne l’est pas. Un élément toutefois saute aux yeux : l’homme debout est celui dont le corps est commandé par l’âme. Bien évidemment, la notion d’âme n’a pas chez ARISTOTE la consonance qu’elle a chez un occidental. Elle renvoie sans doute et d’abord à la conscience, ou à la réflexivité, perçue comme purement immatérielle et spirituelle. Mais Paul de TARSE, notre grand saint Paul, nous rappelle à la fin de la première épitre aux Thessaloniciens que l’homme est constitué d’un corps (soma), d’une âme (psuchè) et d’un esprit (pneuma). Nombre de chrétiens appellent âme ce qui est esprit ; ce n’est pas dramatique en soi, mais c’est une conception étriquée et qui ne permet pas de comprendre ce que Paul appelle la chair, c’est-à-dire le corps et le psychisme, le donné de la nature. L’esprit est cette partie immatérielle, divine et inviolable de nous-même, et, n’en déplaise à monsieur CHANGEUX, ne se confond nullement avec le psychisme ou la conscience ou avec l’évocation d’un signal électrique qui signe l’apparition d’une sensation ou d’une pensée.
Benjamin LIBET a parfaitement démontré qu’il y a chez l’homme une instance non matérielle qui est capable d’antidatage, et, pour cette raison, ne se confond pas avec le signal électrique engendrée par une excitation périphérique. Je n’ai pas assez de place pour détailler cette expérience. J’y reviendrai. Elle a consterné les matérialistes, et elle n’a jamais été démentie. ARISTOTE, sans le savoir, mais par pure intuition avait obscurément perçu l’existence de cette partie immatérielle de l’être humain, de cette instance spirituelle qui nous constitue dans notre dignité d’homme, qu’il assimilait à la conscience réflexive.
Ne soyons pas trop compliqué. Disons simplement qu’il est possible de faire la différence entre ce qui est « de nature » et ce qui est « pervers » et « dégradé », que cette distinction est repérable par un effort de réflexion, et par le consentement rationnel à l’existence d’une autre réalité que celle de la matière.
-
3. REVUE DE PRESSE.
-
La bobote, le Grand Paris, et le totalitarisme des « élites » !

-
Je dirais plutôt qu’il faut exclure la CEDH de notre vie nationale ! Exeat ! Exeat la CEDH.


Lire aussi à propos de ce cloaque juridique qu’est la CEDH :

-
Sans compter tous les propos à venir de cette bécasse !

-
Vidéo d’un acte de courage ! C’est tout de même mieux que les envolées de Jupiter !

-
Russia today est plus objective que France Inter ; les journalistes américains ne s’y trompent pas, Jupiter si !

-
Pensez donc ! Ils préféraient la monarchie à la gueuse !

La Bobote n’a pas voulu recevoir en son domaine les cendres de Michel DEON.
La République ne veut pas reconnaître en MAURRAS un très grand écrivain politique.
L'une et l'autre révèlent leur médiocrité de pensée.

-
MENARD est relaxé !

Le "veau sous la mère" (monsieur BAYLET) tétait bien à deux mamelles : celle de son « journal », celle de la République des copains radicaux-cassoulets.

-
Les Déco(nne)deurs du Monde  et la manipulation organisée.



dimanche 18 février 2018

18 février 2018. Nouvelles de la Dissidence. Aristote parle de la gloutonnerie, des dérèglements sexuels et de l'ordre politique

f

ubu

Vous comprendrez le pourquoi de cette illustration en lisant aussi la section consacrée à la revue de presse.
-
Nous avons beaucoup à apprendre d’ARISTOTE et assez peu de madame TAUBIRA ou des vénérables et autres dignitaires de la franc-maçonnerie.
-
Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer !
-
1. LA CITATION DU JOUR.
-
"[…]. De même, en effet, qu’un être humain est le meilleur des animaux quand il est accompli, de même aussi quand il a rompu avec loi et justice est-il le pire de tous. Car la plus terrible des injustices, c’est celle qui a des armes. Or l’être humain naît pourvu d’armes pour la prudence et la vertu, dont il peut se servir à des fins absolument inverses. C’est pourquoi il est le plus impie et le plus féroce quand il est sans vertu et il est le pire des animaux dans ses dérèglements sexuels et gloutons. Or la justice est quelque chose de politique, car la justice introduit un ordre dans la communauté politique, et la justice décide de ce qui est juste." [Texte intégral.]
In
ARISTOTE.
Les Politiques. Traduction et présentation de Pierre PELLEGRIN. Nouvelle édition. (GF N°490.) (Page 110.)
GF Flammarion, Paris, 2015.
-
2. COMMENTAIRES.
-
On ne laisse pas d’être étonné de la modernité de ces propos. Voilà donc un auteur antique (4 siècle avant Jésus-Christ) qui ose parler de dérèglements sexuels et de gloutonnerie en les mettant en relation directe avec l’ordre politique et le sens de la vertu dont la prudence n’est qu’un aspect. Il est tout à fait clair qu’en se servant de la « force injuste de la loi » pour reprendre la formule incroyable de feu monsieur MITTERRAND, on oblige les citoyens, y compris en utilisant la force, à accomplir des actions que leur conscience condamne (objection de conscience refusée aux maires opposés au mariage homosexuel par exemple). Il est non moins clair que l’homme, dans sa pauvreté, est bien incapable de définir à lui tout seul ce qui est bien et ce qui est mal. On reviendra là-dessus.
A ce point du raisonnement, je voudrais rappeler que le mal n’est pas le contraire du bien, le mal est la privation d’un bien. Quand SPINOZA, encensé récemment par Frédéric LENOIR dans un ouvrage dont je vous rendrai compte, déclare « Nous appelons bon ce que nous désirons », il ne fait que reprendre, en en renforçant le côté subjectif, ce que disait les philosophes médiévaux dont l’immense Thomas d’AQUIN : « Tout agent agit en vue d’un bien ».
Or l’ordre politique est fait pour les communautés humaines, essentiellement pour leur croissance ; il n’est pas fait pour satisfaire les revendications individualistes de petits groupes de pression. Et si l’on accepte de rentrer dans la logique de ce raisonnement imparable, on peut parfaitement comprendre que faire porter un enfant par une tierce personne est un bien pour celui ou ceux qui y ont recours, mais que ce n’est pas un bien pour la communauté des hommes que d’exploiter ainsi la pauvreté des femmes du tiers-monde.
En d’autres termes, seul peut être appelé bien LE MEILLEUR.
Figurez-vous que ce raisonnement, je le développe à des jeunes gens et des jeunes filles lors des catéchèses dont on m’a chargé dans différents établissements, et qu’ils le comprennent si bien qu’ils cherchent le meilleur pour leur vie. Ils ne sont pas des saints. Ces jeunes gens et jeunes filles sont faits comme tous les adolescents de leur génération. Mais ils cherchent, parfois ils tâtonnent ou se cassent la figure. Et ils se relèvent sans se moquer, eux, de la vertu, comme les imbéciles des sévices (je dis bien sévices) publics audiovisuels.
La France, dans quelques années, sera étonnée de voir la vigueur de cette incroyable jeunesse dont la fréquentation régulière rend cette dernière partie de ma vie si belle, si exaltante, si émerveillée.
ARISTOTE, tu vois que tu étais un éveilleur ! Merci.
-
3. REVUE DE PRESSE : CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR.
-
Les choses bougeraient-elles pour une cause qui m’est chère ? 
Belle illustration de ce que dit ARISTOTE à propos de l'injustice : les guerres de Vendée 

-
Et après ça, les juges voudraient qu’on les respecte ! Ou le règne d'Ubu.

-
Évidemment, on s’interroge

La "justice "est souvent injuste, mais les juges rendent leurs sentences en fonction du droit positif. Dans le cas présent, le parquet a fait appel du jugement de relaxe. Lueur de bon sens ?

-
Que voulez-vous, Jupiter n’est pas Jésus !

-
Quittons au plus vite ce repère de lâches, d’incompétents, d’inutiles !


-
Une vidéo : Gérard DEPARDIEU donne son avis sur les Algériens de MARSEILLE.

-
La Bobote ne sait plus où trouver l’inspiration : elle est asphyxiée par son insuffisance.

-
Sanguis martyrum, semen christianorum !

J’en appelle à nos compatriots musulmans : est-ce ce visage de l’islam qu’ils approuvent ?









samedi 17 février 2018

17 février 2018. Nouvelles de la Dissidence. Pas d'ordre politique sans existence de la famille

-
Nous en avons terminé, provisoirement, avec les billets relatifs aux données factuelles sur le Coran, puisées aux sources mêmes des auteurs musulmans médiévaux. Nous remontons dans le temps avec la lecture de passages très significatifs des Politiques d’ARISTOTE. Vous verrez qu’il y a un lien avec ce qui est dit dans mes billets depuis des années.
-
Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
-
1. LA CITATION DU JOUR.
-
"[…]. Car, comme nous le disons, la nature ne fait rien en vain ; or seul parmi les animaux l’être humain a un langage. Certes la voix est le signe du douloureux et de l’agréable, aussi la rencontre-t-on chez les animaux ; leur nature, en effet, est parvenue jusqu’au point d’éprouver la sensation du douloureux et de l’agréable et de se le signifier mutuellement. Mais le langage existe en vue de manifester l’avantageux et le nuisible, et par suite aussi le juste et l’injuste. Il y a en effet une chose propre aux humains par rapport aux animaux : le fait que seuls ils aient la perception du bien, du mal, du juste, de l’injuste et des autres notions de ce genre. Or avoir de telles notions en commun, c’est ce qui fait une famille et une cité."
ARISTOTE.
Les Politiques. Traduction et présentation de Pierre PELLEGRIN. Nouvelle édition. (GF N°490.). Page 109.
GF Flammarion, Paris, 2015.
-
2. COMMENTAIRES.
-
Il y a bien des manières de comprendre l’antispécisme, ce courant de pensée né dans le dernier tiers du XXe siècle. Le peu que je connais sur ce courant de pensée ne me permet pas de conclure que tous les antispécistes mettent les animaux et les hommes sur le même plan, mais qu’il y en a qui le font.
Je reprends ici la définition du spécisme telle que le donne le journal Le Monde en reprenant un texte d’Aymeric CARON.
« Le spécisme nommé par analogie avec le racisme et le sexisme désigne toute attitude de discrimination envers un animal en raison de son appartenance à une espèce donnée écrit l’auteur (Aymeric CARON). Ce “préjugé” consacre à la fois la supériorité des humains sur les autres espèces et légitime des différences de traitement en créant des catégories “injustifiées” (animaux de boucherie, de compagnie, de loisirs, etc. »
Cette définition me semble ambiguë, et susceptible d’induire de graves erreurs de jugement. Mettre sur un pied d’analogie le spécisme, le racisme et le sexisme, revient justement à annihiler les différences de nature entre l’homme et l’animal, telles que nous les rapporte ARISTOTE.
Je rappellerai d’abord que « la création en attente aspire à la révélation des Fils de Dieu » (Romains 8, 19) ; la création est définie dans les deux récits de la Genèse (Genèse 1, 1-30 ; et Genèse 2, 4-25). Tout ce qui est, est appelé au salut. Pour un chrétien, Dieu libère même la matière, et tout ce qui vit est sauvé par Lui.
La citation d’ARISTOTE est absolument fondamentale pour comprendre l’existence de l’ordre politique (inscrit dans la famille et la cité) dans la seule espèce humaine, car par le langage, l’homme peut connaître le juste et l’injuste, le bien et le mal.
Il est fondamental de saisir ici la pointe de la pensée d’ARISTOTE. C’est bien la famille et la cité qui, ayant en commun ces notions fondamentales, permet la création d’un ordre politique. Détruire la famille, comme l’ont fait et continuent de le faire les hommes politiques de gauche comme de droite, pour de bas intérêts électoraux, c’est détruire la cité, et donc l’ordre politique.
Nous y sommes. L’humanité est réduite aujourd’hui à un agrégat d’Homo oeconomicus, l’ordre économique a pris la place de l’ordre politique, l’utilité celle de la justice, le rendement et l’efficacité celle du sens du bien et du mal.
Dans ces conditions, pour des peuples ouverts au sens de la transcendance de Dieu, les peuples musulmans essentiellement, cette conception suscitent des réactions cruelles, violentes pour les formes les plus extrêmes, un repli identitaire pour les formes intermédiaires, et une muette réprobation pour les formes bénignes du refus de ce matérialisme.
ARISTOTE nous réserve encore bien des surprises, comme on va le voir.
-
3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE, INTERROGATIVE, BAROQUE, CURIEUSE, INATTENDUE ET TOUT ET TOUT.
-
Laïcité démolie en huit minutes dans une vidéo !

-
Philippe BILGER parle excellemment bien du dernier miracle de Lourdes.

-
La Bobote est juridiquement dans son tort.


Elle s’en fout !
-
Le bon sens de Mohamed SIFAOUI.

-
L’Europe supranationale, mondialiste et arrogante a une drôle de conception de la démocratie.

-
Une longue vidéo de Majid OUKACHA qui explique les raisons de son abandon de l’islam.


La vidéo est longue mais il faut aller jusqu’au bout.
-
Il a raison !

-
Je reviens encore sur cet article.

-
Ils continuent de détruire la famille et la cité, et donc l’ordre politique, propre à l’homme.




Godf-mariage-homo-pma

vendredi 16 février 2018

16 février 2018. Autre petite réponse à un véritable imbécile, monsieur Daniel Morin.

"« Tu es aveugle des yeux, il te manque une jambe, tu fais pipi vert fluo, (…) va à Lourdes camarade ! (…) Pour 1 000 euros tu passeras la nuit avec la 70ème miraculée, sœur Bernadette Moriau » 
Voici le genre de plaisanterie [...] lancée sur France Inter ce 12 février 2018, le lendemain du jour où les catholiques fêtaient Notre Dame de Lourdes et le 160e anniversaire de la première apparition de la Vierge en ce lieu !
Encouragé par l’hilarité des journalistes présents en studio, l’humoriste Daniel Morin s’est moqué du plus important pèlerinage de France et de sœur Bernadette dont l’Eglise vient de reconnaître la guérison miraculeuse."

Texte repris de

Comme je l’ai fait pour monsieur Raphaël ENTHOVEN, un imbécile bernanosien du type le plus pur (un intellectuel médiatique), je vais ce soir répondre à un imbécile tout court, doublé d’un cuistre et d’un lâche, monsieur Daniel MORIN, qui se pique d’être un humoriste. Ma foi, je vais encore faire appel à mon cher Léon BLOY.

"Un dimanche, je passais devant le Théâtre Français, à l’heure même ou finissait une de ces matinées qui précèdent, à Paris, le coucher du soleil, et qu’on a inventées pour teindre de littérature dramatique les intelligents bourgeois que le repos dominical pourrait amollir. Un remous de boutiquiers me porta à la sortie des artistes où s’empilait la matière gouvernable. Je sus alors pour de bon qui étaient nos maîtres. On voulait voir les fronts sublimes. « C’est COQUELIN, c’est DELAUNAY, voilà SAMARY, Cadet [COQUELIN] va sortir, ô ma mère, restons encore ! » On soufflait, on était haletant, l’émotion faisait gronder sourdement le diaphragme populaire. Jamais rois ou princes idolâtrés de la multitude ne rencontrèrent plus d’enthousiasme sur leur passage. Il y avait là certainement des contempteurs de l’idée divine et d’austères républicains qui avaient laissé leurs écailles sur leur comptoir. Il y avait aussi quelques vierges navrées d’amour, et tout ce monde avait cessé de se posséder. Chaque artiste portait le saint Sacrement de la bêtise humaine, et le public frémissait de respect devant son vrai Dieu."

Et oui ! L’incroyable masse de matière gouvernable, représentée par cette assemblée d’imbéciles, formée par des journalistes du service public, au nombre desquels, parité oblige, il y avait probablement des vierges (!) navrées d’amour pour ledit Daniel MORIN, et qui joignait à cette qualité de matière gouvernable, celle non moins enviable « d’une assemblée d’artiste », porteur du saint Sacrement de la bêtise humain, oui, elle se vautrait dans la bêtise la plus crasse.
Ils riaient à gorge déployée, ces crétins, ils faisaient peut-être pipi de rire dans leur culotte ou dans leur pantalon, un pipi qui n’était par vert fluo, je suppose, ils n’étaient pas aveugles des yeux, mais des fesses, dans le charnu desquelles j’eusse aimé botter à chaussures pointues !
Pensez-donc, une bonne sœur qui se dit miraculeusement guérie d’une très grave maladie, et qui l’est, c’est du pain béni, triplement béni : une bonne sœur, une catho à Lourdes, un miracle. En voilà des choses qu’elles sont rigolotes, non ? Tout ce public frémissait de respect pour ce transgresseur du bon goût, de la courtoisie, et de l’impartialité du service public, car ce pitre était alors à ce moment précis, leur Dieu.
Il me souvient que le Pr TOURNESOL, sur le point d’être brûlé vif par les incas vengeurs, finalement terrorisés par une éclipse qu’ils n’avaient pas prévue et qui renoncent à l’holocauste sacré, descend dignement de son bucher, se casse la figure et jure que même si Hollywood lui faisait un pont d’or, il ne rejouerait plus dans ce film-là. Eh bien moi, dût-on me donner des millions, que dis-je des dizaines de millions d’euros, je n’accepterais pas de passer une seconde en compagnie de monsieur Daniel MORIN. Je craindrais d’être contaminé par sa vulgarité visqueuse, d’être écrasé par son humour à la légèreté de marteau pilon, par la vacuité vertigineuse de ses plaisanteries.

Je préférerais passer une nuit à la grotte en compagnie de sœur Bernadette MORIAU et des témoins de sa guérison, et comme je ne suis pas un mauvais bougre, je prierais pour que les écailles de la méchanceté gratuite tombe des yeux de monsieur MORIN, afin qu’il puisse enfin, chaussant des lunettes d’or, voir le visage de gloire de ses semblables, de tous ses semblables, même de ceux qui croient en Jésus-Christ.

16 février 2018. Petite réponse à un imbécile du nom de Raphaël euh... je ne donne pas son patronyme dans le titre.

"On prend vraiment les gens pour des imbéciles et, en plus, ça marche !" — dit Raphaël ENTHOVEN, ce « philosophe », sur les ondes de je ne sais plus quelle radio à propos du dernier miracle reconnu de Lourdes.

Je vais répondre à ce monsieur d’une part par la voix tonitruante de Léon BLOY, et d’autre part par toute petite voix d’un homme qui s’intéresse depuis longtemps à la neurobiologie, ma voix personnelle.

Bloy identifie en cet homme sceptique un imbécile.

"Il n’existe pas en France un seul imbécile qui ne soit persuadé que le christianisme est une saleté qu’il importe de balayer avec la plus extrême promptitude. À ce point de vue, l’anticléricalisme serait comme un département de la voirie européenne." (In Léon BLOY. Propos d’un entrepreneur de démolitions. Tresse, Éditeurs, Paris, 1884, page 217.)
Je dirai alors que monsieur Enthoven est le cantonnier-chef des éboueurs universels de la moribonde Europe et qu’il se déshonore, qu’il offense sa propre intelligence. Il a le droit de douter du caractère miraculeux ou surnaturel, pas celui de nier une guérison parfaitement imprévisible.

De quoi s’agit-il ? Une religieuse, sœur Bernadette MORIAU est atteinte depuis 1960 du syndrome de la queue de cheval. La maladie évolue et sœur Bernadette ne peut pratiquement plus marcher. Ce syndrome est une atteinte pluri-radiculaire des racines sacrées et lombaires des nerfs rachidiens, par compression non traumatique. La maladie doit être diagnostiquée le plus tôt possible et nécessite une prise en charge urgente. La patiente est devenue invalide et ne peut se déplacer sans aide et sans être appareillée. Certains cas, et j’en connais un, peuvent être opérés avec succès, à condition d’être traités immédiatement. Ce n’est pas le cas de la sœur MORIAU qui, pourtant a été opérée à quatre reprises sans succès. Je connais un autre cas, strasbourgeois, d’une femme qui souffre de ce syndrome et peut à peine marcher, même en s’aidant de béquilles. Sœur MORIAU va à Lourdes sans avoir la moindre volonté de demander sa guérison. Rentrée de Lourdes sans amélioration de son état, quelques jours après son retour, le 11 juillet 2008, elle ressent qu’elle est guérie, se débarrasse de ses appareils et marche parfaitement normalement, avec ce détail anatomique surprenant, le retour de l’un de ses pieds, qui avait pris une position anormale, dans une position parfaite.

Aucun médecin ne peut expliquer la guérison instantanée, totale et durable de la malade.

Mes pauvres lumières valent mieux que le maigre éclat de la lanterne sourde de Raphaël !

Depuis plus de trente ans, je travaille en compagnie d’anciens élèves devenus des amis, à conduire des recherches sur ces maladies neurologiques, acquises ou héréditaires. Je n’ai pas pondu comme monsieur ENTHOVEN des dizaines de livres tous plus incompréhensibles les uns que les autres pour un lecteur éduqué. Mais, car il y a un mais, j’ai personnellement publié plus de 120 articles internationaux dans des journaux à comité de lecture, et mes travaux ont été cités plus de 3000 fois ; la plupart porte sur des maladies neuromusculaires ou neurodégénératives ; 3000 citations, ce n’est extraordinaire, là il ne faut pas se tromper, et ça ne témoigne pas d’une énorme notoriété ; c’est simplement l’indice que ces publications ont été lues, comprises et perçues comme apportant des informations nouvelles et intéressantes à la communauté scientifique.

J’ai, en compagnie de mes élèves, mis au point des méthodes originales de culture de neurones sensitifs ou moteurs et de cellules de Schwann ; nous savons reproduire la myélinisation de ces neurones, nous connaissons les conditions qui leur permettent de survivre très longtemps dans des flacons de culture. Ca prend  du temps, et jamais un ange du Seigneur n'est venu nous aider pour raccourcir les délais de culture. Celle-ci n’est pas simple, croyez-moi. Bref, il me semble avoir sur le sujet de ce miracle des lumières plus fortes que celle de monsieur ENTHOVEN…  Mais il paraît que l’Église, à laquelle j’ai le bonheur immense d’appartenir, me prend pour un imbécile et me fait croire n’importe quoi. J'ai l'immense fierté de faire partie de la cohorte des imbéciles enthovéniens. Lui a le malheur de faire partie des imbéciles bernanosiens.

Oui, oui et oui, en accord avec mon cher Léon, je dis que Raphaël est un imbécile de l’espèce si bien définie par Georges BERNANOS : il fait partie de la race des intellectuels médiatiques.


jeudi 15 février 2018

15 février 2018. Nouvelles de la Dissidence. La guerre des Corans a bien eu lieu.

-
Nous poursuivons la lecture des passages importants de nombreux auteurs musulmans sur le Coran, rapportés par Alfred-Louis de PREMARE dans le livre dont je vous ai donné la référence hier.
-
Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
-
1. LES CITATIONS DU JOUR.
-
(a) "Puis ce fut l’intervention d’al-Hajjāj b. Yūsuf qui ne laissa aucun recueil sans les saisir. Il en fit tomber bien des versets et il en ajouta d’autres qui, selon certains, étaient relatifs aux hommes des Banū Umayya et des Banū al-‘Abbas, désignés par leurs propres noms. Une copie conforme à la recension voulue par al-Hajjāj fut faite en six exemplaires : un fut envoyé en Égypte, un autre à Damas, le troisième à Médine, le quatrième à La Mecque, le cinquième à Kūfa et le dernier à Basra. Quant aux autres recueils antérieurs, il les mit dans l’huile bouillante et les détruisit, imitant en cela ‘Othmān."
In
al-KINDI.
(رسالة الكندي) Risāla, texte page 117, traduction de G. TARTAR.
Cité page 461 du livre d’Alfred-Louis de PRÉMARE.
(il s’agit du al-KINDI, chrétien nestorien qui discute avec un musulman.)
(On peut consulter Dialogue islamo-chrétien sous le calife Al-Ma'mun (813-834): les épîtres d'Al-Hashimî et d'Al-Kindî, Nouvelles éditions latines, Traduites par Georges Tartar. Note de votre serviteur)

(b) "Kāthir Ibn Hishām nous a rapport, d’après Ja‘far Ibn Burqān qui a dit : ‘Abd-al-A‘lab b. al-Hakam al-Kilābī nous a rapporté ce qui suit :
J’arrivai à la maison d’Abū-Mūsā al-Ash‘arī. Hudhayfa Ibn al-Yamān, ‘Abd-Allāh Ibn Mas‘ūd et Abū- Mūsā al-Ash‘arī étaient sur une terrasse. Je dis : « Par Dieu, ce sont eux que je veux voir. » Je commençai à monter, mais il y avait sur la marche un jeune domestique qui voulut m’en empêcher. Je le morigénai et l’un des trois hommes se retourna vers moi. J’arrivai jusqu’à eux et m’assis près d’eux. Il y avait devant eux un codex que leur avait envoyé ‘Othmān en leur ordonnant d’y conformer leur propre codex. Abū-Mūsā disait : « Ce que vous trouverez en plus dans mon codex que voici, ne le supprimez pas, mais si vous trouvez qu’il y manque quelque chose, ajoutez-le par écrit. » Hudhayfa dit : « Et que va devenir le travail que nous avons réalisé ? Par Dieu, personne des gens de ce pays ne veut autre chose que la lecture de ce cheikh – il voulait dire Ibn Mas‘ūd –, et personne des gens du Yémen ne veut autre chose que la lecture de l’autre – il voulait dire Abū- Mūsā . » Car c’était Hudhayfa qui avait incité ‘Othmān à faire des codex un codex unique. […]."
In
Ibn SHABBA.
Cité par Alfred-Louis de PRÉMARE, pp 463-464.
-
2. COMMENTAIRES.
-
Ces deux passages sont très importants. Si l’on peut contester l’impartialité de l’al-KINDI chrétien (ne pas confondre avec l’autre al-KINDI, un très grand philosophe arabe musulman), on ne peut mettre en doute celle d’Ibn SHABBA. Ces deux passages nous apprennent beaucoup :
Premièrement, ils nous montrent que, loin d’être des ignorants ou des illettrés, les arabes des deux ou trois siècles qui ont suivi la mort de MAHOMET étaient des savants qui discutaient entre eux, et comparaient les codex censés rapportés la parole de Dieu dictée par l’ange Gabriel à MAHOMET.
Deuxièmement, ils nous indiquent que des versions différentes, voire contradictoires circulaient alors dans les milieux musulmans, que les unes avaient la faveur des Arabes du Nord, les autres celle des Arabes du Sud, et qu’il a fallu une intervention politique pour faire taire les polémiques et unifier en un codex unique, les diverses versions qui prévalaient alors, pour aboutir à une version quasi finale, celle que nous connaissons aujourd’hui.
La guerre des Codex a bien eu lieu, et ce n’est pas MAHOMET qui y a mis fin, mais le pouvoir politique représenté par le calife ‘Othmān, et ceci relativement longtemps après la mort du prophète.
Ces éléments viennent à l’appui de la thèse de Jean-Jacques WALTER sur la pluralité des auteurs du Coran, ils expliquent aussi les contradictions que l’on y trouve. A cet égard, on lira avec intérêt le premier article de la revue de presse. Vous y noterez que ces lettrés prônent la suppression des versets abrogeants.
-
3. REVUE DE PRESSE IMPORTANTE.
-
Des intellectuels musulmans, et non des moindre, appellent à une révolution en islam.


Les islamistes radicaux sont les nazis de l’islam dit Naser KHADER.
-
Mohamed LOUIZI gagne le procès que les frères musulmans lui avaient fait.


-
Nous avons un bon ministre de l’éducation nationale.

-
De notre chère Elvire DEBORD, ce billet plein d’humour.

-
En souvenir des martyrs victimes de la « République » !

-
Bombardements cruels, inutiles, monstrueux, dont les alliés n’ont pas lieu d’être fiers.