dimanche 22 janvier 2017

22 janvier 2017. Nouvelles de la Résistance. Le procès de Louis XVI, quelques détails.



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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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"Le […] mercredi 26 décembre […] Louis comparaît devant la Convention pour la seconde et dernière fois.
L’avocat de SÈZE se lève. Il est jeune, plein de fougue maîtrisée. C’est lui qui, avant la déclaration de Louis, prononcera la plaidoirie de la défense.
Il déroule, avec une précision implacable, sa démonstration, montrant que le roi n’a jamais violé la lettre ou l’esprit de la Constitution de 1791, usant seulement des droits qu’elle lui avait consentis.
« Citoyens, conclut-il, je cherche parmi vous des juges et je n’y vois que des accusateurs ! Louis n’aura ni les droits du citoyen ni les prérogatives du roi… Citoyens je n’achève pas, je m’arrête devant l’histoire. Songez quel sera votre jugement et que le sien sera celui des siècles ! »

Louis prend la parole. Sa voix est apaisée. Il ne tremble pas. « En vous parlant, peut-être pour la dernière fois, je vous déclare que ma conscience ne me reproche rien et que mes défenseurs ne vous ont dit que la vérité.
« Je n’ai jamais craint que ma conduite fût examinée publiquement ; mais mon cœur est déchiré de trouver dans l’acte d’accusation l’imputation d’avoir voulu faire répandre le sang du peuple et surtout que les malheurs du 10 août me soient attribués.
« J’avoue que les gages multipliés que j’avais donnés dans tous les temps de mon amour pour le peuple et la manière dont je m’étais toujours conduit me paraissaient devoir prouver que je craignais peu de m’exposer pour épargner son sang et devoir éloigner à jamais de moi pareille imputation. »
[…].
Louis, ci-devant roi de France, dit à MALESHERBES :
« Êtes-vous bien convaincu à présent, qu’avant même que je fusse entendu, ma mort avait été jugée. »"
In
Max GALLO.
Révolution française. Le peuple et le roi.
XO éditions, Paris, 2008, p. 367.

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(b) "MARAT exulte dans le Publiciste de la République française :
« La tête du tyran vient de tomber sous le glaive de la loi… Je crois enfin à la République.
« Le supplice [les caractères gras sont de votre serviteur] de Louis est un de ces événements mémorables qui font époque dans l’histoire des nations… Loin de troubler la paix de l’État il ne servira qu’à affermir non seulement en contenant par la terreur les ennemis du dedans mais les ennemis du dehors.
« Il donnera aussi à la nation une énergie et une force nouvelle pour repousser les hordes féroces de satellites étrangers qui oseront porter les armes contre elle."
Ibidem, p. 377.
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2. COMMENTAIRES.
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Louis XVI n’a pas été jugé. Il a été assassiné. Les invectives de ROBESPIERRE, les éructations de MARAT, pour ne citer que deux des plus acharnés à la perte du roi ont largement précédé la séance de comparution du Roi devant la Convention. Et MARAT parle bien du supplice de Louis, ce qui est assez révélateur de sa pensée profonde. J’ai déjà eu l’occasion de vous faire connaître la teneur de l’admirable testament du monarque. Son comportement n’est pas celui d’un lâche, d’un poltron ou d’un irrésolu. Il a limité, hélas, le nombre de cartouches mises à la disposition de gardes suisses lors de la funeste journée du 10 août 1792. Ils ont été massacrés, leurs femmes et leur enfants avec. Le comportement sadique, barbare, de la populace aurait justifié l’usage de la force brutale. Louis XVI ne l’a pas voulu. C’est que lui, à la différence de bien de nos politiciens contemporains, aimait le peuple (qui apparaît dans les documents officiels sous un vocable mis au pluriel et précédé d’un possessif : il est question de « mes peuples », au sens légèrement différent). Il y a quelques années, j’ai fait un billet sur le sort pitoyable de nombre de conventionnels régicides, guillotinés, suicidés, proscrits.
On ne refait pas l’histoire. Et comme Français, amoureux inconditionnel de ma patrie, je suis solidaire de cette histoire car on m’a forcé à être solidaire des tueries, des proscriptions, des exécutions de tous ordres en portant au pinacle de la justice, de la vérité et de la liberté une farce macabre dont nous n’avons pas fini de payer les effets.
Comme le dit CHATEAUBRIAND (que rappelle Max GALLO) dans ses Mémoires d’outre-tombe : "Passe maintenant, lecteur, franchis le fleuve de sang qui sépare à jamais le vieux monde dont tu sors, du monde nouveau à l’entrée duquel tu mourras. »
Guerre de 1870 et amputation du sol de la patrie.
Guerre de 1914-1918, 1300000 jeunes gens morts pour la France.
Guerre de 1939-1945, et ces 200000 à 300000 morts, militaires ou civils.
Guerre du Rif, Guerre d’Indochine, Guerre d’Algérie.
Voilà qui demande tout de même qu’on réfléchisse aux raisons d’une telle fureur guerrière de la part des gouvernants de la République.
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INFORMATIONS DIVERSES.
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Justice politique.

Il n’y a pas que le procès de Louis XVI qui fut un procès politique. Jugez plutôt.

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Il est dommage que je ne vote point à Paris.


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Séquence humoristique (merci à mon amid Dominique).




samedi 21 janvier 2017

20 et 21 janvier 2017. Nouvelles de la Résistance : Des chaînes pour les successeurs !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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(a) "Des chaînes ! pour étrangler une pensée, pour lier toutes les branches qui s’échappent. Des liens pour enchaîner la succession."
In
Victor SEGALEN.
Le Fils du Ciel. Introduction, notes, bibliographie, chronologie par Henry BOUILLIER.
GF/Flammarion, Paris, 1985, p. 90.

(b) "Pathétique histoire d’un souverain écrasé par le glorieux passé, dévoré par la recherche d’une identité nouvelle alors que tout lui renvoie l’image d’un être aussi éparpillé que le héros d’un film d’Orson WELLES devant les mille miroirs brisés qui le cernent […]."
Ibidem.
Préface d’Henry BOUILLIER, p. 28.
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2. COMMENTAIRES.
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Tel est le poème que SEGALEN fait tomber du pinceau de l’Empereur de Chine, le Fis du Ciel. L’Empereur KOUANG SIU ici mis en scène est l’un des derniers souverains de la dynastie mandchoue des QING ; il est le neveu de la redoutable impératrice TS’EU-HI (j’utilise ici la transcription des syllabes chinoises définies par l’EFEO, telles que SEGALEN les a utilisées). Il voudrait bien changer, mais tout s’acharne contre lui : son propre psychisme, sa famille, les événements politiques (notamment les désastres rencontrées par la Chine dans son combat contre le Japon)
Je ne puis m’empêcher de penser ici à deux responsables politiques qui ont quitté ou vont quitter le pouvoir.
Le Président OBAMA, dans les deux derniers mois de son mandat a pris et fait prendre des décisions qui engagent son successeur de manière apparemment définitive. S’agit-il de chaînes, forgées pour empêcher l’éclosion d’une autre pensée. A-t-il voulu lier les branches qui s’échappaient ? Il est bien difficile de le dire. Mais on peut y voir l’expression du dur désir de durer, pour reprendre l’expression d’un de nos grands poètes.
Monsieur HOLLANDE, lui aussi, a voulu étrangler l’éclosion de pensées divergentes et y a échoué : ses étranges amis ont eu raison de ses velléités, mais ils ont donné leur accord à la publication de lois, de décrets, de mesures toutes plus liberticides les unes que les autres : interdiction du droit à l’objection de conscience pour les maires qui refusent de « marier » des homosexuels, modification des règles d’ouverture d’établissements d’enseignement hors contrat qui, du simple régime déclaratif passe au régime de l’autorisation préalable, pénalisation des initiatives prises par les opposants à l’avortement qui tentent de dissuader les femmes enceintes en détresse d’avoir recours à cette intervention. Monsieur HOLLANDE était soucieux de l’image qu’il laisserait de lui dans l’Histoire de France ; elle sera sans aucun doute celle que lui renverront les milles éclats du miroir qu’il s’est ingénié lui-même à briser. Mais pensera-t-il à ce glorieux passé qui fit de notre patrie le premier pays d'Europe ?
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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In memoriam. A la mémoire de Louis XVI.

Il y a plus de deux siècles était exécuté le bon roi Louis XVI Les historiens à la solde ont tout fait pour le présenter comme un être mou, indéterminé, veule, dépourvu de tout courage. La vérité est tout autre. Le sieur GARAT était l’un de ces monstres qui vint signifier à notre monarque la sentence de mort. Il rendit compte de sa visite en disant qu’il étouffa et pleura de rage devant la noblesse et la sérénité de celui à qui il trouvait normal d’ôter la vie. Il est intéressant de noter que GARAT garda par devers lui les lunettes qu’il portait lors de la signification de la peine de mort, et qu’il interdisait à quiconque d’y toucher en criant : « ce sont les lunettes de la condamnation ».
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Un très beau reportage sur les écoles du réseau Espérance banlieues.


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L’épidémie de macronite prend de l’ampleur : Barbara est atteinte de ce mal insidieux !

Je préconise comme traitement le MÉLANCHONYL (3 comprimés par jour dans un verre de vodka), ou la LE PENACYNE (deux ampoules par jour dans un verre de vinaigre), ou le FILLONOL (2 gellules par jour à prendre les yeux tournés vers l’Orient, en attendant la venue du Soleil de Justice).


jeudi 19 janvier 2017

19 janvier 2017. Nouvelles de la Résistance. Panique en bobocratie !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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(a) "N’est-ce pas, d’ailleurs, l’excellent Emmanuel MACRON lui-même […] qui proclamait qu’être aujourd’hui de gauche, c’est d’abord faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que chaque jeune « ait envie de devenir milliardaire » ?"
In
Jean-Claude MICHÉA.
Notre ennemi, le capital. Note sur la fin des jours tranquilles.
Climats/Flammarion, Paris, 2017, p. 40.

(b) "Dans la sphère de l’agriculture, la grande industrie agit plus révolutionnairement que partout ailleurs en ce sens qu’elle fait disparaître le paysan, le rempart de l’ancienne société, et lui substitue le salarié.
"L’exploitation la plus routinière et la plus irrationnelle est remplacée par l’application technologique de la science. Le mode de production capitaliste rompt définitivement entre l’agriculture et la manufacture le lien qui les unissait dans leur enfance ; mais il crée en même temps les conditions matérielles d’une synthèse nouvelle et supérieure."
In
Karl MARX.
Le Capital, livre I, quatrième section.
Cité par Jean-Claude MICHÉA, p. 173.
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2. COMMENTAIRES.
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Ce n’est pas pour rien que j’ai intitulé ce billet « Panique en bobocratie ». J’aurais pu ajouter en sous-titre « Epidémie de macronite aiguë ».
Monsieur MACRON est le représentant typique et pour ainsi dire caricatural du grand bobo de gauche qui ne voit de salut que dans la course au fric, d’où son adresse aux jeunes ; il engrange quotidiennement des soutiens du monde de la finance ou des affaires, ceux de grands personnages richissimes qui se disent de gauche, mais sont en réalité les carnassiers du libéralisme et du capital dans sa forme la plus brutale, celle de la grande industrie prédatrice, vous savez, celle qui rend les hommes superflus, surtout quand ils font partie de la classe dite populaire. C’est ainsi que le richissime DRAHI, israélien de nationalité, luxembourgeois en tant qu’homme d’affaire, soutient pour les raisons que j’ai dites dans mon billet d’hier, l’homme qui me paraît le plus dangereux pour notre patrie, notre culture et notre survie. Monsieur COLLOMB, maire de LYON, madame ROYAL ci-devant compagne du Président renonceur annoncent leur ralliement à la seule personnalité politique qui se dit de gôôôôche et qu’ils croient capable de sauver les meubles de la bobocratie : mondialisation, exploitation à des fins économiques de l’immigration, comme le prétend le Manu, désir d’enrichissement. Je dois dire qu’en l’entendant hurler dans un meeting, il m’a fait peur ; j’ai eu l’impression de me retrouver quelques années avant le début de la deuxième guerre mondiale, dans un meeting bavarois !
MARX a très bien vu où menait le capitalisme qu’il lie au développement des modes de production industrielle et à l’application indéfinie des progrès technoscientifiques à la grande industrie. Là où il se trompe, me semble-t-il, c’est dans l’émergence d’une synthèse supérieure qui, manifestement se fait attendre. (HEGEL est bien un épais et grossier charlatan, selon l'expression de SCHOPENHAUER ; thèse, il y a eu, antithèse aussi, synthèse ? Là j'ai des doutes). MARX a bien vu que le monde agricole est en grand péril, ce que donne à penser la création de centres du genre Ferme des mille vaches. Là, encore, où MARX se trompe, c’est dans le jugement qu’il porte sur les pratiques agricoles qu’il juge routinières et irrationnelles… Ah, elles étaient routinières et irrationnelles en effet, les haies vive qui cloisonnaient la jolie campagne des provinces de l’Ouest. On les supprima pour remembrer, avoir d’immenses parcelles plus faciles à cultiver ou à transformer en pâturages. On en replante aujourd’hui, car la suppression de ces haies, en chassant les oiseaux et les insectes pollinisateurs, a favorisé le développement de maladies des plantes, et perturbé la reproduction de nombre d’espèces végétales utiles…, sans compter la disparition des ruches. Ne parlons pas de l’assèchement des sols et de la nécessité d’irriguer qui en découle.
Vous noterez que ce que je critique ce n’est pas la liberté d’entreprendre, c’est la pseudo-liberté qui, en favorisant l’accaparement des capitaux par un petit nombre d’hommes, détruit en réalité la liberté d’entreprendre des petites entreprises. Or seule le développement de petites unités de production est humain et susceptible de créer des emplois.
Dans ma propre expérience professionnelle actuelle de consultant scientifique, je puis vous dire qu’il existe des entreprises innovantes, de petite taille, constituée d’équipes incroyablement proactives, investies, amicales… Un de mes lecteurs au moins reconnaîtra de quoi je veux parler.
Je reviens à monsieur MACRON. Il parle anglais à BERLIN, monsieur MACRON… Il est loin le temps ou l’Académie de BERLIN proposait au concours une dissertation sur la supériorité de la langue française. Monsieur MACRON est un mondialiste patenté. Oh, il n’est pas le seul, puisque le patron de Radio France a osé laisser orner le fronton de l’immeuble qui porte ce nom : « Ecoutez ! Regardez ! Followez (sic) ! Partager France Info ».
Nous ne voulons plus de ces bobos-là, de ces gens qui proposent à la jeunesse comme projet de vie, celui de devenir milliardaire, quand des millions de Français, laissés pour compte, doivent se contenter de 500 euros mensuels pour vivre.
La macronite aiguë qui se dessine dans le paysage médiatique, politique, industriel et financier est le signe qu’une grande panique commence à se développer dans la bobocratie ! Pourvou qué ça doure !
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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C’est sûr qu’en réglementant la circulation des voitures à PARIS, en fermant les voies sur berge, madame HIDALGO favorise la mobilité et donc l’emploi !

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Madame HIDALGO est une grande championne de la laïcité… mais quand il s’agit de subventionner le culte musulman, c’est une autre affaire.

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Il y a injure et injure : on n’attaque pas une femme de gauche, mais on a le droit de comparer, à la télévision, Marine LE PEN à un étron… C’est une femme certes, mais elle est de droite !



Je ne l'aurais pas dit de cette manière, mais cet homme, finalement, a dit tout haut ce que nombre de parisiens ressentent devant cette police politique qui vise à supprimer la voiture à PARIS. 

mercredi 18 janvier 2017

18 janvier 2017. Nouvelles de la Résistance. La nation n'est pas la patrie.

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. La stupéfiante et heureuse inconscience épique du Français à se sentir de plain-pied avec l’universel accuse dans la psychologie nationale au moins deux traits expressifs. L’un demeure, pris que nous sommes dans un geste à la mesure du monde, l’incapacité nationaliste. Quoiqu’il nous tienne, pas de nationalisme français ou peu. Le nationalisme implique des frontières ; le Français a vécu cette distorsion de n’avoir que des frontières physiques. Citoyen du monde, dès lors ? Certes pas, mais le monde, une autre France. Ainsi l’absence fondamentale de nationalisme français peut-elle être interprétée soit comme une incapacité humorale, mentale ou doctrinale, soit au contraire comme un supernationalisme outrageant de superbe innocente. L’autre trait serait justement cette indifférence à l’étranger, qui est un faux-semblant de l’accueil, mais aussi en mode passif peut-être, une capacité de l’universel et de l’humain. Que ce pays soit très peu « raciste » avoue des fonds à la mesure de la terre entière et des hommes."
In
La France et les Français.
Michel FRANÇOIS (sous la direction de).
Alphonse DUPRONT
Du sentiment national.
Encyclopédie de la Pléiade.
Gallimard, Paris, 1972, p. 1450.
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2. COMMENTAIRES.
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Il me semble que ce constat, si fin et si nuancé résume une partie du débat politique actuel à propos de l’immigration et de l’accueil des migrants et réfugiés : il nous dit que la nation et la patrie, ce n'est pas la même chose. Et me semble aussi que selon que l’on penche pour une interprétation – celle de l’incapacité humorale ou mentale, défendue par les bobos et la gôôôche (c'est la nation) – ou pour une autre – le monde perçu comme une autre France (c'est la patrie, universelle certes, mais c'est la patrie) -, on a de la question de l’immigration une analyse et des solutions très différentes aux problèmes qu’elle soulève.
Les uns, pour faire vite, les bobos et la gôôôche, sont multiculturalistes par idéologie, ce que DUPRONT appelle l’incapacité humorale ou mentale, et que je crois essentiellement mentale (idéologique).
Les autres refusent toute autre solution à l’immigration que celle de l’assimilation à ce qu’ils considèrent comme le fond de la France.
Il faut bien comprendre que les deux tendances dérivent toutes les deux de cette arrogance des Lumières qui pensaient avoir résolu une fois pour toute la question de l’universalité en prétendant que ses analyses étaient les seules possibles. Ou bien on gobe et on accueille tout, ou bien on accueille tout à condition que ce tout soit comme une autre France.
On voit bien qu’aucune des deux solutions n’est la bonne, on l’on voit aussi que les deux découlent d’un jacobinisme mortifère, centralisateur, négateur des corps intermédiaires, des traditions, des coutumes, et des langues qui ne rentrent pas dans le moule centralisateur. On voit bien aussi que ça ne marche pas. C’est ce que WEINSTEIN appelle la négation de la subjectivité sociale.
Le mal français est cette tendance cartésienne à la généralisation, à l’abstraction, à l’incapacité de prendre en compte le réel.
Il est évident que l’on ne peut sans danger pour la cohésion de la patrie, laisser se développer des sociétés parallèles qui ne partagent ni la langue, ni la culture, ni les manières de vivre, ni des valeurs communes (qui ne sont pas proprement françaises comme on le croit, mais relèvent de la longue et chrétienne histoire de l’Europe). C’est pour cette raison, et cette seule raison, que le développement d’un islam radical et intégriste ne peut être accepté. Mais, et sans doute vais-je étonner, je ne vois pas pourquoi on interdirait l’étude de la langue arabe classique à ceux de nos compatriotes qui pratiquent cette langue depuis leur enfance. En revanche, on est en droit de leur demander de posséder parfaitement la langue de leur patrie et l’on doit exiger que, dans les mosquées, les prêches se fassent en français.
            Je raconte encore une fois cette histoire qui m’est arrivée lors d’une visite à l’Université de LAUSANNE. Un charmant collègue, francophone, et très connu dans le monde entier pour ses recherches sur des cellules particulières que l’on appelle les macrophages, me disait : « Vous, les Français, vous ne pouvez vous empêcher de penser à l’échelle du monde. Nous, nous pensons à celle de notre canton ». Cette histoire vraie résume et la grandeur et la faiblesse du génie français, car il faut beaucoup d’humilité pour proposer l’universel sans l’imposer, et modifier quand cela s’impose des vues que l’on croyait définitives.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Manuel VALLS giflé à LAMBALLE.

Je trouve cette agression inqualifiable et son auteur doit être sanctionné. Rien d’autre à rajouter sur cet épisode qui n’honore pas le jeune homme responsable de ce geste. Monsieur VALLS a raison de porter plainte.





mardi 17 janvier 2017

17 janvier 2017. Nouvelles de la Résistance. Deuxième billet du jour E. Macron et A. Hidalgo, même combat

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !

Je vous prie instamment de TOUT lire, même si c'est un peu long.

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1. LA CITATION DU JOUR.
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" « L’arrivée de réfugiés est une opportunité économique. Et tant pis si la mesure n’est pas populaire. »" (Le Figaro, 7 septembre 2015.) Cette déclaration d’Emmanuel MACRON résume parfaitement la fracture culturelle entre les classes dominantes supérieures et les classes populaires. Réticentes à l’arrivée d’une nouvelle vague migratoire, les catégories modestes ont été moralement condamnées. Il a peu été relevé que cette opposition était aussi très forte en banlieue, notamment dans les milieux populaires issus de l’immigration ; La raison en est assez simple : les habitants des quartiers de logements sociaux savent que l’« accueil réel », la cohabitation à 1000 euros par mois et dans le temps long, se réalisera dans les immeubles et écoles de leur quartier, pas dans les quartiers bourgeois ou bobos des villes-centres. Le partage de la richesse n’existe pas, c’est le partage de la pauvreté qui existe."

"Prisonnière d’une idéologie, protégée par ses citadelles, la classe dominante commence à prendre conscience qu’elle a perdu le contrôle sur les catégories modestes. La panique est perceptible et, dans les métropoles, les maires de Paris et de Londres n’hésitent plus désormais à proposer de s’émanciper du cadre national. Dans une tribune commune, Anne HIDALGO et Sadiq KHAN font ainsi l’apologie du dynamisme des villes globales et ouvertes qu’ils opposent à la léthargie des États-nations, considérés comme le cadre du repli sur soi. Structurellement minoritaires, les partisans de l’ordre mondialisé prônent donc maintenant l’indépendance de leurs citadelles et l’abandon des périphéries populaires ! Les grands contempteurs de la France ou de l’Angleterre du repli préconisent ainsi le repli territorial de la bourgeoisie. Cependant, en attendant la création de ces cites-États, les classes dominantes et supérieures devront se confronter à un problème existentiel : comment assurer l’avenir d’un modèle mondialisé rejeté par une majorité de l’opinion ?"
In
Christophe GUILLUY.
Le crépuscule de la France d’en haut.
Flammarion, Paris, 2016, pp 73 (pour E. MACRON) et 246 (pour A. HIDALGO).

Voir la réponse d’un journaliste du Figaro ici :
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2. COMMENTAIRES.
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Sur madame HIDALGO.
Madame HIDALGO a pris trois mesures en faveur des membres de sa caste, les bobos des classes supérieures qui ont transformé PARIS en chasse gardée. En piétonnisant les voies sur berge, mesure contre laquelle ont protesté plus de cent cinquante maire de la petite et de la grande couronne de PARIS, elle oblige ceux des banlieusards, trop peu fortunés pour habiter la capitale, à allonger le temps de trajet en voiture quand ils sont obligés d’emprunter celle-ci pour leur travail ; en interdisant aux automobiles anciennes de circuler dans la capitale dont elle se croit le chef et le dieu, elle pénalise ceux de nos concitoyens qui ne peuvent se payer une nouvelle voiture ; en obligeant tous les conducteur de voiture (enfin, celles qu’elle autorise à circuler) à apposer une vignette indiquant le supposé niveau de pollution dont leur véhicule est censé être responsable, elle introduit une distinction entre les gentils propres, qui peuvent se payer les derniers véhicules, et les méchants pollueurs qui ne le peuvent pas. Elle oublie qu’il y a une pollution pire que celle de l’atmosphère, c’est la pollution des mœurs à laquelle, en autorisant la scandaleuse campagne en faveur du préservatif, « pour le coup d’un soir », elle a contribué d’une manière irresponsable. Madame HIDALGO est la représentante exemplaire de ce monde qui se croit tout permis. Elle a même eu le culot de revendiquer (voir info ci-dessous) avec le maire de LONDRES, pour sa ville, le statut d’une quasi cité-état pour PARIS, oubliant que PARIS ne lui appartient pas. L’écologie a bon dos quand il s’agit de protéger les bobos, et la mondialisation qui tue les classes populaires a bien pour championne une femme politique typique de ce qui tue notre patrie à petit feu.

Sur monsieur MACRON (d’un correspondant alsacien).
"Emmanuel MACRON a rendu un service inestimable à Monsieur DRAHI, un richissime homme d’affaire qui vient de rallier son mouvement, quand il était ministre de l’Economie et des Finances à Bercy. En 2014, monsieur DRAHI est en concurrence avec BOUYGUES TELECOM pour racheter SFR. Monsieur MONTEBOURG, Ministre de l’Economie et des Finances avant d’être débarqué du gouvernement s’oppose au rachat de SFR par monsieur DRAHI estimant qu’il doit se mettre en règle fiscalement avec la France alors que sa Holding ALTICE est au Luxembourg , qu’il vit en Suisse et qu’il a la nationalité israélienne. Dès son arrivée à Bercy  le 28 octobre 2014  son successeur MACRON  nouveau ministre de l’Economie et des Finances, signe le décret en faveur de monsieur DRAHI l’autorisant à racheter SFR et déboute BOUYGUES Télécom.
La campagne de monsieur MACRON est désormais soutenue  puissamment par un Groupe MEDIAS de télévision et journaux sans compter des ramifications avec l’institut de sondage dirigé par Jean Daniel LEVY, INTERACTIVE qui publie des sondages en connivence sur MACRON.
Il est temps que le voile se déchire et se lève sur le candidat de la « modernité » qui abuse le bon peuple en se faisant passer pour un candidat anti système!! On peut parier que l’offensive de la gauche contre lui, avec VALLS en tête se déclenchera bientôt vers la fin janvier après la Primaire.
Après HOLLANDE : « mon ennemi  c’est la Finance », nous avons désormais MACRON : «  mon amie c’est la Finance » . Les électeurs qui aiment encore la France auraient bien tort de lui faire confiance !"
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Anne Hidalgo, la bobote de service méprise les pauvres.

En complément de mon commentaire.

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Colères des agents municipaux à RENNES.

Toujours le mépris des petites gens ! 

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Judith BUTLER est déboulonnée de son piédestal… Tant mieux.


Il faut acheter le numéro, car l’article dont le lien est donné ici n’est accessible qu’aux abonnés.

La belle carnassière, et madame TAUBIRA peuvent aller se rhabiller.
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Vincent PEILLON le pourrisseur !

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A gauche, comme à droite, on aime la famille, et c’est ce que les imbéciles qui vont bientôt rendre les armes n’ont pas compris

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DAESH et les chrétiens d’IRAK.


17 janvier 2017. Nouvelles de la Résistance. La sécu et les socialistes ou les pompiers pyromanes

Je reçois ce matin même ce texte d’un très cher ami qui fut aussi mon collègue à STRASBOURG. Jean-Claude est moins passionné que votre serviteur. Mais ce qu’il donne à penser en filigrane dans ce texte, je le dis tout haut : les socialistes qui critiquent monsieur FILLON et ses projets de réforme de la sécurité sociale sont des pompiers pyromanes. Non contents d’allonger chaque mois la liste des médicaments déremboursés, ils sélectionnent, sur des critères à la fois médicaux et économiques les patients susceptibles de recevoir un traitement coûteux. La mesure envisagée par monsieur FILLON est une mesure de bon sens, et c’est la seule qui permet de maintenir un système de sécurité sociale solidaire. Voici le texte remarquable de Jean-Claude STOCLET.


Jean-Claude STOCLET
Professeur honoraire de Pharmacologie
à la Faculté de Pharmacie de Strasbourg,
Membre de l’Académie Nationale de Pharmacie

A propos de la réforme de la sécurité sociale
            En tant qu’ancien professeur de Pharmacologie, je m’intéresse naturellement au débat sur le financement de la sécurité sociale, qui est au cœur de la campagne présidentielle. Je suis surpris que l’augmentation prévisible du prix de nouveaux médicaments, pour l’essentiel issus des progrès immenses des connaissances en Biologie, n’ait pas ou peu été évoquée jusqu’à présent. Pourtant le coût de certains traitements est devenu si élevé qu’il déséquilibre le financement solidaire, tel qu’il est organisé aujourd’hui. Le phénomène ne peut que s’amplifier, rendant à lui seul une réforme inéluctable et urgente.
            On peut citer comme exemples le traitement de l’hépatite C par un nouveau médicament très efficace, ou encore de nouveaux traitements anticancéreux, dont le coût est de plusieurs dizaines de milliers d’euros. De nombreux cancérologues se sont récemment élevés contre cet état de fait.
            Pour des raisons à la fois scientifiques et sociales, le phénomène ne peut que s’accentuer. Les progrès de la recherche permettent en effet de développer des médicaments de plus en plus spécifiques, qui traitent des pathologies de mieux en mieux définies et s’adressent donc chacun à un nombre de patients plus restreint (de ce fait à un marché plus limité). On tend  vers l’individualisation des traitements, ce qui représente un progrès considérable pour les patients, mais peut poser problème sur le plan financier. Parallèlement, la prise en charge par la sécurité sociale du coût des médicaments a évolué de critères purement économiques (prix de revient des matières premières et de la fabrication, amortissement des frais généraux et de la recherche…) à des critères de services rendus (économies pour la collectivité attendues de l’amélioration de la santé imputable au traitement). L’application de ces derniers critères au calcul du prix remboursé fait l’objet de négociations ardues entre l’industrie pharmaceutique et les pouvoirs publics, avec des dangers de surenchère de la part des industries (qui peuvent aller jusqu’à priver certains pays de leurs médicaments). Si l’on ajoute à cela l’augmentation des maladies chroniques avec le mode de vie des pays développés (obésité, diabète) et avec l’allongement de la durée de la vie (maladies neurodégénératives comme Alzheimer et Parkinson, en particulier) ou comme les cancers, on réalise aisément que le coût de traitements parmi les plus actifs devient de plus en plus difficile à supporter par les systèmes d’assurance maladie solidaire.
            Le problème est mondial, mais des réactions différentes se dessinent d’ores et déjà d’un Etat à l’autre. Comme l’a souligné le Pr. Laurent Degos dans un article paru dans le Figaro du 9 janvier dernier, la France a décidé de prendre en charge chez les patients les plus gravement atteints le traitement de l’hépatite C, mentionné plus haut. D’autres états ont adopté des politiques différentes, limitant la prise en charge à d’autres catégories de patients ou la refusant à tous. Cet exemple montre bien que la décision de prendre en charge ou non un traitement très efficace mais très coûteux est éminemment politique et dépend des valeurs auxquelles chacun donne priorité. Accessoirement il montre que le principe de sélectionner la prise en charge de ces traitements coûteux chez une catégorie ou une autre de patients a déjà été adopté par les gouvernements, sans que cela ait fait l'objet de débats publics.
            A l’évidence tous les candidats à l’élection présidentielle devraient prendre position sur les règles à adopter pour la prise en charge des traitements très coûteux. Sans doute le problème n’a-t-il pas été débattu sérieusement en public en raison de sa complexité. L’élection présidentielle est l’occasion de le faire. Un gros effort de pédagogie sera nécessaire pour informer les électeurs, car les enjeux sont très importants, sur le plan éthique comme sur le plan économique.
                                                                     
  Jean-Claude STOCLET
           


lundi 16 janvier 2017

16 janvier 2017. Nouvelles de la Résistance. Les bobos méprisent le peuple !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Ainsi, quand la fascisation ne suffit plus, la classe dominante n’hésite plus à délégitimer les résultats électoraux lorsqu’ils ne lui sont pas favorables. La tentation d’exclure les catégories modestes du champ de la démocratie devient plus précise. L’argument utilisé, un argument de classe et d’autorité, est celui du niveau d’éducation des classes populaires. Il permet de justifier une reprise en main idéologique. En juin 2016, le vote des classes populaires pour le Brexit a non seulement révélé un mépris de classe, mais aussi une volonté de restreindre la démocratie. Quand Alain MINC déclare que le Brexit, « c’est la victoire des gens peu formés sur les gens éduqués » (In Marianne. 29 juin 2016) ou lorsque Bernard-Henri LÉVY insiste sur la « victoire du petit sur le grand, et de la crétinerie sur l’esprit », la volonté totalitaire des classes dominantes se fait jour. Les mots de l’antifascisme sont ceux de la classe dominante, les catégories modestes l’ont parfaitement compris et refusent désormais les conditions d’un débat tronqué."
In
Christophe GUILLUY.
Le crépuscule de la France d’en haut.
Flammarion, Paris, 2016, p. 178.
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2. COMMENTAIRES.
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Les bobos méprisent le peuple, et ils utilisent le politiquement correct pour maintenir leur domination. Le politiquement correct n’est autre qu’une pensée autoritaire, (qui se veut d’autorité), qui prétend qu’elle est objective et fondée sur les sciences politique et économique et sur les technosciences, une opinion que les non-sachant n’ont qu’à avaler toute crue, sans réfléchir.
Qu’un Alain MINC ou un Bernard-Henri LÉVY osent dire que le Brexit est une victoire des gens peu formés, ou des petits sur les grands est tout simplement honteux et montre à quel point ces bobos méprisent toutes les opinions qui ne sortent pas de leur catéchisme boboïque. Les véritables imbéciles, au sens de BERNANOS, et, je le crains, les imbéciles tout court, ce sont eux qui ne cherchent pas à comprendre les raisons pour lesquelles les classes dites populaires ne veulent pas de la mondialisation, du libre-échangisme, et de la forme financiarisée de l’économie. Que les ouvriers, les employés, nombre d’agriculteurs votent pour le Front national (ou pour Jean-Luc MELANCHON) n’entraîne de leur part que des condamnations, jamais des réflexions. Je reviendrai, à cet égard, sur les analyses d’un Jean-Claude MICHÉA qui démontre la persistance de valeurs d’entraide et de solidarité, dans les seules classes dites populaires, tandis que les bobos sombrent dans le nombrilisme, l’individualisme et l’égoïsme le plus ignoble.
En vérité, il est temps que ces gens qui se croient au-dessus du Français lambda quittent la scène médiatique, la scène du pouvoir, et le « théâtre de l’antifascisme » (dixit Lionel JOSPIN, sic et resic), pour revenir à un peu plus d’humanité, de compréhension et d’ouverture.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Les trois qualités d’un véritable homme d’état.

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En prison pour avoir défendu (avec succès) la vie.


Heureux êtes-vous si l'on vous persécute à cause de mon nom ! Soyez dans la joie et l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ! (Matthieu 5, 11-12a)
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Apprenons les prénoms de ceux qui sollicitent notre aide.



Même si l’on ne peut rien donner, pour toutes sortes de raisons, on peut établir un contact qui rend l’autre visible à nos yeux et aux siens propres.